Quand le calandrier hebraique

ינואר 25, 2010 · מאת רחמים שר-שלום · בית

Quand
le calendrier hébraïque a-t-il été fonde?

Quand
a-t-il été modifié?

Quand
a-t-il été fixe?

Chapitres
de l'Histoire du calendrier hébraïque.

Rah'amim Sar-Shalom

Sinaï, Volume 102,
Nissan-Iyar 1987 p.26-51.

Revu, amélioré et
complété par l'auteur pour la publication internet.

(Illustration ajoutee par le traducteur)

Résumé:
Il est couramment enseigne que le calendrier hébraïque a été
institué par Rabbi Hillel Ben Yehuda en l'an 359 après J.-C. et
jusqu'aux 120 dernières années, toutes les règles et tous les
calculs du calendrier lui étaient appropriés. Des découvertes de
la
Genizah ont
montré que les façons de calculer le calendrier se sont développées
et qu'il reçut sa forme finale telle que nous la connaissons
seulement 500 ans après Hillel.

Mots-clés :
embolisme, calendrier, genizah.

Introduction
– Points de repères historiques dans l'histoire du calendrier
hébraïque.


Il
y a encore un siècle, il était courant d'approprier le calendrier
hébraïque, ses calculs, ses règles et ses détails, comme ils sont
aujourd'hui a Rabi Hillel ben Yehuda Nessiah

connu sous le nom de de Hillel III, qui a instituer le calendrier en
l'an 4119, c’est-à-dire l'an 359 avant J.-C. Cette tradition est
rapportée pour la première fois dans "Sefer Ha-ibur" (Le
Livre de l'Embolisme), de Rabbi Avraham Bar Haye, au nom de Rav Hai
Gaon et par Nahmanide dans "Sefer Ha-Zhut" (le Livre du
Mérite)
1,
et cette tradition s'est transmise et est arrivée en Israël.

Mais, après
la découverte de sources du temps des Géonim et celle des
parchemins de la Genizah du Caire, les chercheurs du calendrier sont
arrivés à la conclusion que le calendrier n'a reçu sa forme
définitive qu'aux environs de l'an 4600 c’est-à dire l'an 840
après J.-C.

Le
fondement de la tradition qui approprie le calendrier à Rabi Hillel
est correct
.
Rabi Hillel et son tribunal ont en effet décrète une takana
importante, selon laquelle les mois et les années seront fixés
selon des calculs et non selon des signes ou des preuves, comme ils
en avaient la coutume jusqu'alors. Cependant, les détails des
calculs n'ont pas été convenus d'une façon définitive, et ils ont
été progressivement améliorés jusqu’à arriver à perfection et
ont été fixes de façon définitive au neuvième siècle. Selon
cela, tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du calendrier
hébraïque doivent différencier entre trois étapes du calendrier :
sa création, ses modifications et sa fiction a sa forme définitive.
Ces trois actions marquent en fait trois étapes ou trois repères
dans l'histoire de notre calendrier.

  1. Les
    bases du

    calendrier hébraïque

Pour
que nous puissions répondre à la question " Quand le
calendrier hébraïque a-t-il été créé?" nous devons
détailler quels sont ses principes fondamentaux
.
Ils sont au nombre de deux, et sur eux est construit le calendrier
hébraïque de tous les temps. Le mois, qui comme l'indique son nom
2
est un mois lunaire: le renouvellement de la lune montre le début du
mois hébraïque. Selon cela, le mois hébraïque se doit d'être
adapte au cycle lunaire. L'année- (une année moyenne) dans le
calendrier hébraïque est solaire de façon ce que toutes nos fêtes
tombent chaque année à la même saison: Pessah au printemps, Succot
a l'automne. En fait, il n'y a qu'un moyen de coordonner ces deux
fondements dans le calendrier, pour que le mois reste lunaire et
l'année solaire. Et ce moyen est : l’embolisme de l'année. Dans une
année, il y a 12 mois, mais les douze mois lunaires ne suffise pas à
terminer une année solaire. Dans 12 mois lunaires il y a 354 jours
et un tiers et dans l'année solaire il y a 365 jours et un quart. La
différence entre 12 mois lunaires et une année solaire est donc de
11 jours. C'est pour cela que tous les 3 ans, et parfois tous les
deux ans, on rajoute un mois intercalaire (ou embolismique) a une
année de 12 mois lunaires, cette année ayant donc 13 mois lunaires.
De cette façon, le mois reste lunaire et l'année moyenne solaire.

Par la
suite, nous verrons que selon nos sages zal
3
les fondements de notre embolisme sont très anciens- depuis le début
de la civilisation.

  1. Le
    Tikun (L'institution) du calendrier.

En
général, l'expression "Tikoun" qui est rappelée dans les
écrits de nos sages, rapporte a l'institution d'une Takana
4.
Cette expression rapporte en général à la célèbre takana que
nous avons rappelé et que certains de nos sages ont relie a Rabi
Hillel ben Yehuda Nessiah et son tribunal.
5
Selon cette Takana, il faut créer des mois fixes et rajouter un mois
intercalaire selon des calculs au lieu de décider de leur
commencement à partir de l'observation de la lune ou d'ajouter un
mois intercalaire selon l'observation des signes du printemps comme
il était auparavant coutume dans le peuple d'Israël.

  1. La
    fixation du calendrier.

Les
calculs de l’embolisme ont été améliores du temps d'Hillel aux
environs de l'an 840

et ont ensuite reçu leur forme définitive. Avec la détermination
du
"Ikar"
c’est-à-dire la détermination d'un point de départ

pour
le calcul des
nouvelles
lunes moyenne
s,
s'est terminée l'institution d'un système de règles et de calculs
qui ont permis la détermination du calendrier de chaque année à
venir selon la nouvelle lune moyenne de Tishrei (ou de Nissan). Il
est possible de trouver cette nouvelle lune grâce à une technique
spéciale ou grâce à une formule seulement à partir du nombre de
l'année hébraïque. Il est vrai que le calendrier a été complété
et a reçu sa forme définitive au milieu du neuvième siècle, mais
seulement 70 ans après cela, suite une controverse entre Rabbi
Saadia Gaon et Ben Meir et la publication de "Sefer hamo'adim"
(le livre des fêtes)
6,
les secrets de l’embolisme ont été dévoilés au public. Ils sont
passés des mains l'autorité de l' "Institution de l'Embolisme"
à celles du peuple. Dès cet instant, chaque Juif pouvait calculer
seul les dates de l'année.

  1. L'opposition
    a la théorie reculant la fixation du calendrier au neuvième
    siècle.

Comme
nous l'avons vu précédemment, les fondements de la tradition qui
approprient le calendrier hébraïque à Hillel III sont corrects,

mais
imprécis
.
Rav Hillel a fixé la Takana de passer à un calendrier fixé par
des calculs, mais les calculs que nous avons aujourd'hui n'ont été
déterminés qu'au 9eme siècle. Il ne faut pas considérer la
tradition qui approprie les calculs du calendrier à Rabi Hillel
comme sacrée, car il en existe d'autres à ce sujet. Par exemple,
de nouvelles découvertes de la tradition des Juifs Yéménites
reculent les calculs de l’embolisme au temps des Géonim. Voici
l'introduction d'un de leur texte sur le calendrier hébraïque du
début du 14eme siècle après J.-C.:

"Sache
que nous sommes, nous et nos proches, fidèles à ce qu'ont convenu
les Géonim zal sur l’embolisme sans même en vérifier les
fondements. Même eux ne nous ont pas expliqué la façon dont ils
l'ont determine. Ils ont calculé ce qu'ils ont calcules, et
promulgue ce qu'ils ont promulgue et précisé ce qu'ils ont précisé
dans leurs calculs, comme l'ont institué nos sages que leur souvenir
soit béni."
7

Ces paroles
sont claires: Les Géonim ont fait leur calculs et ont formulé les
règles (les lois) et ont calculé minutieusement et nous avons
confiance en ce qu'ils ont décidé.

Les preuves
qu'ont amenées les chercheurs Bornstein
8,
Yaffe
9
et d'autres, que le calendrier a été fixe au 9eme siècle ne
laissent aucun doute quant à ce sujet. Il se trouve cependant des
chercheurs qui remettent en cause cette théorie, le dernier dans ce
cas a été le Rav Menahem Cacher. Dans le chapitre 13 du volume 13
de "Torah Chlemah" – un volume qui a été entièrement
consacre au sujet de l’embolisme, le Rav Cacher tente de contredire
la méthode de ceux qui reculent la date de la fixation du
calendrier. Dans un excellent article apparu dans "Sinaï
30","Un livre spécial au sujet de l’embolisme" A.A
Akiva contredit chacun de ses propos. Dans cet article convaincant,
le désaccord prit fin et il semblait que personne ne contesterait
plus cette théorie. Mais dernièrement, un nouvel article a paru
10
et reouvert le débat. La génération des érudits qui ont étudié
le sujet s'est éteinte, et il n'y a à plus de gens capable de le
réfuter. Entre temps, une génération de chercheurs et d'étudiants
de la Torah pour lesquels le sujet n'est pas clair est apparue et
c'est pour cela que je tente de présenter à nouveau l’embolisme
depuis ses fondements et d'ajouter mes arguments au débat.

  1. Ha-Ibur
    (L’embolisme) – Le calendrier hébraïque.

Dans
les précédentes générations, le calendrier hébraïque s'appelait
"ibur" (embolisme),

au pluriel "iburim" ou "iburot". Des noms de
livre comme "les fondements du Ibur", "explication des
jours du Ibur", "L'Histoire du calcul du Ibur" ou les
livres "ibronot" ont tous rapport avec le calendrier
hébraïque.

Ibur
Hahodesh

L’embolisme du mois, signifie l'ajout d'un trentième jour du mois
afin qu'il soit un mois "plein" (contrairement à un mois
"manquant" qui a 29 jours) pour qu'il corresponde au mois
lunaire.

Ibur
Hashana

L’embolisme de l'année signifie l'ajout d'un mois à une année de
12 mois lunaires pour qu'une année moyenne soit une année solaire
.

Ces deux
actions et le lien entre elles sont les fondements sur lesquelles a
été construit le calendrier hébraïque à toutes les époques. Le
mois est lunaire et l'année moyenne est solaire. Le calemdrier
hebraique est donc luni-solaire. De par ce lien entre la lune et le
soleil, il est aussi appele "calendrier associe" ou
"calendrier d'année associé". Il est des chercheurs qui
ont essayé de prouver par la littérature pseudépigraphiques
11
que le peuple d'Israël n'a pas toujours suivi ces deux fondements.
Ces études se basent sur la littérature de groupes

qui
se sont séparés du judaïsme traditionnel et donc il faut les
considérer comme des exceptions dont le judaïsme n'a pas reçu
l'avis, et c'est comme cela que nous les considérons nous aussi dans
cet article.

  1. L'ancienneté
    du Ibur

Dès
la création du monde il a été dit que les astres ont été "pour
les fêtes, les jours et les ans" (Genèse 1,14).
Mais
le premier indice montrant que le mois hébraïque est lunaire et
qu'une année moyenne est solaire se trouve dans l'histoire du
déluge. Le déluge s'est poursuivi du dix-septième jour du second
mois de la six-centième année de la vie de Noah jusqu'au
dix-septième jour du second mois de l'année d'après. Il a donc
dure une année solaire de 365 jours. Dans 12 mois lunaires il y a
3545 jours tandis que dans une année solaire il y a 3656 jours


et selon le texte le déluge a duré 12 mois lunaires et 11 jours,
c'est à dire 365 jours, le nombre de jours d'une année solaire
(selon "Seder Olam")

Les
chercheurs d'histoire de l'antiquité ont découvert qu'en effet,
depuis des temps anciens (apparemment même avant le temps d'Abraham
notre patriarche), un calendrier solaire-lunaire était courant a
Babylon. Dans une des lettres qu'a écrite le roi Hammourabi (environ
2000 ans avant J.-C.) à l'un de ses sujets, il rappelle entre autre
la nécessite de l’embolisme de l'année à suivre)
12.
Selon "Seder Olam" Avraham est né en l'an 1948,
c’est-à-dire en l'an
1950

d'après notre compte actuel commençant à la création du monde et
1811 avant J.-C.

Selon
nos Sages, Za"l, la tradition de l’embolisme date du Premier
Hom
me:
"Adam a transmis son savoir à Hénoch et est entre dans le
secret de l’embolisme…Hénoch a transmis son savoir à Noé, Noé a
transmis son savoir a Shem… et Shem a transmis son savoir a Avraham
etc…"
13.
Comme dans chaque
Midrash
Aggadah
,
il faut chercher dans ce midrash une vérité historique. Par ces
paroles, nos sages za"l ont voulu nous transmettre que la
tradition de l’embolisme est très ancienne, qu'elle existe depuis le
début de la civilisation et que le peuple d'Israël qui est le
berceau de la civilisation humaine a transmis cette tradition jusqu’à
aujourd'hui. Les patriarches Abraham, Isaac et Jacob, qui ont étudié
dans la maison d'étude de Shem et Ever, ont transmis cette tradition
à leurs descendants.

Dans
son livre "Introduction à la littérature Talmudique"
14rapporte
mon oncle le Rav Professeur E.S Melamed des preuves que
la
Torah Orale

a précédée de don de la Torah Ecrite
,
et que de nombreux commandements et traditions ont pour origine le
temps des patriarches. Selon les dires de nos sages Za"l on peut
dire que le calendrier hébraïque existe lui aussi depuis cette
période. Pour nos sages za"l il était évident que le
calendrier de nos patriarche était le calendrier hébraïque et
beaucoup d'évènement historiques qui ont précédés le don de la
Torah ont été insérés dans ce calendrier.
15

  1. L’embolisme
    lors de l'exil d'Egypte.

Le
Midrash Aggadah de Pirkei Derabbi Eliezer cite ci-dessus continue la
tradition de l’embolisme d'Abraham a Isaac, de Isaac a Jacob
.
"Jacob a transmis son savoir à Joseph et est rentre dans le
secret de l’embolisme et l'a pratiqué en Egypte. Joseph et ses
frères sont décèdes et la pratique de embolisme a diminuée dans
le peuple d'Israël", c’est-à-dire: en Egypte ils ont
délaissé la tradition de l’embolisme et ont arrêté de la
pratiquer. Quand le peuple d'Israël était en Egypte, il s'est
assimile à la culture Egyptienne et a oublié les traditions de ses
pères et a délaissé, entre autres, le calendrier hébraïque.

En
Egypte, le calendrier solaire était d'usage à cette période.
L'année était composée de 12 mois de 30 jours
et
à la fin de l'année, ils comptaient 5 jours en plus du compte des
mois. Le nombre de jours de l'année était de 365 et le mois du
calendrier égyptien n'avait aucun rapport avec le cycle lunaire. Le
calendrier et les fêtes d'un peuple sont des composantes importantes
de sa culture. Le midrash ci-dessus fait allusion à l'influence qu'a
eu la culture Egyptienne sur le peuple d'Israël, qui a arrêté de
pratiquer l’embolisme et qui a peut-être adopter le calendrier
égyptien.

Nous
comprenons maintenant pourquoi le premier commandement qu'on reçut
les Bnei Israël à la veille de la sortie d'Egypte était le
commandement de la sanctification du mois. Dans de nombreux endroits
dans la Torah, le peuple d'Israël est averti de ne pas suivre les
lois des Egyptiens. "
Vous
ne ferez pas ce qu'il se fait sur la terre d'Egypte dans laquelle
vous êtes installé … et vous ne suivrez pas leur loi"

Par ce
commandement de la sanctification du mois, celui qui a donné la
Torah voulait déraciner le peuple d'Israël de la culture égyptienne
et le ramener à l'héritage des patriarches et à la tradition
ancienne de l’embolisme.

  1. Les
    lois de la sanctification du mois

Selon
Maimonide, dans
la
Parasha

Bo, les lois de la sanctification du mois rapporte à deux fondements
du calendrier hébraïque
:
la détermination du début des mois et l’embolisme des ans, qui ne
sont en fait qu'un seul et même commandement. Cependant, Nahmanide
compte ces deux fondements comme des commandements séparés.

Il
apprend les commandements de
la
sanctification du mois
de
"ce mois sera pour vous " (Exode, 12, 2) et le commandement
de
l’embolisme des ans
il
l'apprend du verset "Et tu garderas la loi des fêtes"
(exode, 13, 10) ou du verset "garde le mois du printemps"
(Deutéronome, 16,1)
16

La
Torah ordonne de fêter Pessah au mois du printemps et Succot (la
fête des moissons) à la fin de l'année
.
C’est-à-dire que les fêtes sont obligées d'être fêtées à des
saisons fixes de l'année et comme tout le monde le sait, les
périodes et les saisons de l'année sont liées au cycle solaire de
l'année. Mais, simultanément, nous devons respecter le fait que les
mois de l'année soient des mois lunaires. Le début du mois
hébraïque commence à la nouvelle lune (néoménie). La Torah ne
nous dit pas explicitement qu'il faut faire un embolisme de l'année.
Ceci est connu d'après la tradition de la torah orale car il n'y a
aucune autre façon de respecter le fait que les mois soient lunaires
et que l'année soit adaptée au cycle solaire, sauf par l’embolisme
de l'année.

Dans
la Bible il n'y a aucune allusion à la façon selon laquelle les
mois et les embolismes étaient convenus dans l'histoire antique
.
Était-ce selon l'observation de lu renouvellement de la lune et
selon les signes du printemps ou bien selon des calculs ? Nous
n'avons pas de tradition a ce sujet.

Dans
les sources
17
plusieurs avis sont donnes mais ils ne sont bases que sur la
supposition

Sur les
façons de déterminer les mois et l’embolisme des années au temps
de la Mishna et du Talmud, nous avons des théories et des
témoignages dans ces textes mêmes.
18

Le jour où
était fêté le début du mois – le 1
er
du mois- était déterminé selon le témoignage de deux témoins
"cachers" qui ont vu "le mois" (=la nouvelle
lune). S'il n'y avait pas de tel témoignage, ils décidaient que le
mois en cours serait de trente jours (mois plein) et que le
lendemain (le 31 jour) serait le premier du prochain mois. Dans tous
les cas, un mois ne pouvait durer moins de 29 jours et plus de 30
jours. Ils proclamaient la sanctification du mois aux communautés
d'Israël et de Babylon. D'abord à l'aide d'allumage de flambeaux et
quand les "Koutim ont abime" la tradition, a l'aide
d'envoyés.

19

En
général, l’embolisme des ans était déterminé, selon deux des
trois signes suivants:

  • Selon
    le printemps
    .
    S'ils voyaient que l'orge tardait à murir et qu'ils ne pourraient
    pas en sacrifier le "Omer" qui doit être sacrifie le 16
    Nissan.

  • Selon
    les fruits de l'arbre:

    S'ils voyaient que les feuilles des arbres ne se renouvelaient pas
    apres l'hiver et que les fruits ne seraient pas murs a la fête de
    shavuot (fête des prémices)

  • Selon
    le calcul des périodes
    20:
    s'ils voyaient que la période de Tevet (l'hiver) ne se terminait
    pas avant la fête de Pessah et que cette fête pourrait tomber
    avant l'équinoxe qui marquait le début du printemps (la période
    de Nissan). Selon cela ils décidaient de pratiquer l’embolisme et
    rajoutaient un mois d'Hadar pour que Pessah soit au printemps.

Ils
prenaient aussi d'autres considérations en cause pour décider s'il
fallait pratiquer l’embolisme. Par exemple: des routes endommagées,
des ponts détruits, du retard dans la mise à bas du bétail ou dans
la ponte des œufs, les peuples d'exils qui étaient en route pour
les fêtes de pèlerinages vers Jérusalem et s'étaient retrouves
coinces en chemin. De même ils s'efforçaient de ne pas pratiquer
d’embolisme l'
année
de shmitah

ou l'année suivante mais que la sixième année (la veille de la
shmitah) soit une année embolismique. Ils déterminaient le
calendrier de l'année par l'observation de la nouvelle lune et des
signes du printemps jusqu'au Rabbi Hillel ben Yehuda Nessiah, qui
vécut au temps d'Abaye et Aba.

  1. Le
    contexte politique de la Takana de rabbi Hillel.

La
Takana qu'ont instituée Rabbi Hillel ben Yehuda Hanassi et son
tribunal, celle d'avoir des mois fixes et de pratiquer l’embolisme
uniquement selon des calculs, date de l'année 4119 (359 après
J.C.),

sept ans après la mort de Raba. Depuis le temps où a été détruit
le Temple, la situation des Juifs en Terre d'Israël s'est
détériorée: les décrets romains et les désastres se sont
multiplies et les dirigeants Juifs ont du faire de grands effort pour
sauvegarder le patrimoine spirituel de la nation. Quand les empereurs
romains se sont convertis au christianisme, la situation de notre
peuple a encore empirée. En l'an 325 après J.-C, les dirigeants
Romains se sont réunis à Nikea, et ont entre autre décidé de
rompre le lien des Juifs avec le calendrier hébraïque. Cette
décision donna lieu à des divergences d'opinions entre les
chrétiens. En Terre d'Israël, comme en Syrie et en Asie mineure,
les chrétiens ont continué de fêter la Pâques la veille de la
fête juive de Pessah. Cela a irrite les dirigeants de l'église
chrétienne et ils ont fait usage de force pour perturber l'ordre des
fêtes juives. En terre d'Israël dirigeaient les chrétiens de Rome,
et ils décrétèrent d'annuler l’embolisme des ans et arrêtèrent
même les juifs suspectes d'avoir été envoyé l'annoncer aux
différentes communautés. D'après l'histoire du couple qui vint de
Reket (Sanhedrin 12, p1) il semble que les Chrétiens ont en effet
réussi à perturber nos fêtes. Et il n'y a aucun doutes que des
actes de ce genre, qui se sont multiplies, ont fait partie des causes
qui ont accélérer le passage à la sanctification du mois et a
l’embolisme par des calculs et des règles.

Selon ce
qui a été raconté dans le Talmud sur Rabi Levy Deykla de Babylon
(Rosh Hashana 21, p1) nous voyons qu'à Babylone, les Juifs ont fêté
Kippur un jour qui n'était que la veille de Kippour selon le compte
des Juifs en Terre d'Israël. Selon la version de Rabenu Hananel,
Kippour a été fêté à Babylon alors qu'en terre d'Israël c'était
encore le mois d'Ellul. C’est-à-dire que le tribunal de la terre
d'Israël a pratiqué l’embolisme de l'année en cours et cette
décision n'est parvenu aux Juifs de Babylon qu'après sept mois. De
même, Rabbi Zeharia Halèvy écrit dans "Sefer Hamaor"
(Rosh Hashana 41)
:

"
Hillel Ben Yehuda a ordonné de sanctifier les dates selon des
calculs dans le profond exil car les témoins ne pouvaient pas aller
témoigner devant un tribunal, et les envoyés ne pouvaient pas
arriver à toutes les communautés et proclamer la sanctification du
beit din a causes des routes endommagées"

Et
Touvia ben Eliezer, auteur du midrash "lekah tov" écrit:
(Psikta Zutrati sur "Hah'odesh haze lahem")

"Et
de ce fait il faut faire confiance au secret de l’embolisme et ne pas
créer des scissions dans le peuple d'Israël, l'un transgressant le
jour sain de l'autre."

On peut
dire que la principale raison de la Takana de Hillel était la
volonté des sages du peuple d'Israël de garder l'unité de la
nation

et
que tout Israël soit uni dans le respect de leurs fêtes. La Takana
de Rabbi Hillel a donné la possibilité de calculer et d'arranger le
calendrier à l'avance et d'annoncer le début des fêtes a temps à
toutes les communautés d'Israël dans le monde.

  1. L'institution
    de l’embolisme et "le secret de l’embolisme"

Nous
n'avons pas beaucoup d'information sur l'institution de l’embolisme
dans l'antiquité
.
D'après les sources il semble que cette institution existait aux
cotes des dirigeants comme corps consultatif, et que la décision
finale était entre les mains des dirigeants eux-mêmes – le roi, le
"Nassi" etc….

La
forme de l'institution dépendait de celle du gouvernement. Au temps
du roi David les "Bnei Issaschar possédaient le savoir du
temps" (Divrei Hayamim 1, 1, 32)
21.
Au temps d'Ezéchias, c'était des ministres au statut de conseillers
(Chroniques 2, 30, 2). Au temps d'Ezra le scribe, c'était la Grande
Assemblée et au temps de la Mishna et du talmud le Sanhedrin ou un
tribunal spécifique.

Selon
Rabbi Eléazar (Ktubot 112)


qui eut la chance de monter en Israël, de recevoir la
Smih'ah
(l'autorité rabbinique) et de faire partie de l'institution du "Sod
ha-Ibur
"
(Le secret de l’embolisme). "De nos jours nous appelons cette
institution
"L'assemble
du Ibur" ou "L'académie du Ibur". Seul un nombre
limité de sages eut l'honneur de participer à cette assemblée.
Même Rabbi Samuel qui a dit:

Je
peux fixer et arranger le calendrier selon des calculs pour toute la
diaspora" (Rosh Hashana. 20, p2)

Ne
connaissait pas les choses qui se disaient au "Sod ha-ibur"(Le
secret de l’embolisme.

Le
nom "Sod Ha-Ibur" était le nom de l'Institution de
l'Ibur
,
mais ce nom était aussi utilisé pour les règles et les fondements
du calendrier hébraïque.

Les règles
et les calculs selon lesquels était édité le calendrier hébraïque,
sont longtemps restés secrets et selon le témoignage d'Al –
Khwarizmi (Un érudit arabe du 9eme siècle avant J.-C. qui a écrit
un texte sur le calendrier hébraïque), en son temps aussi, le
savoir sur l’embolisme était garde "entre les personnes
d'exception des Bnei Israël".

Pourquoi
les
règles et les calculs sont-ils restes secrets ? Selon un premier
avis, à cause des non-Juifs (Ktubot 112), et selon un autre avis,
pour garder l'unité du peuple et pour sauvegarder le statut de la
terre d'Israël. A la différence du Chabat, qui a été transmis à
tous, le secret de l’embolisme a été transmis à un Beth-din, a un
tribunal seulement. De cette façon, le peuple resta uni derrière
ses dirigeants. Il ne connaissait pas la façon de fixer le
calendrier et devait s'en remettre à l'Institution du Ibur.

En
gardant le secret de l’embolisme entre les mains de l'institution,
qui était installé en terre d'Israël, ils ont aussi voulu garder
le statut de la terre d'Israël comme centre pour tous les Juifs de
l'exil
,
que tous les regards du peuple d'Israël soient tournes vers Sion
afin de recevoir ses indications. Comme il est dit "Car de Sion
sortira la Torah". Selon le chercheur A.A.Akiva, la principale
raison de garder l’embolisme secret était que les calculs des
embolismes n'étaient pas encore définitifs donc les sages ont vu
juste de ne pas les diffuser et les découvrir au public
22
.
Cependant, il faut supposer qu'avec le temps, beaucoup de de
fondements et de règles ont été compris par induction par les
sages qui ne faisait pas parti du "Sod Ha-Ibur". Ils
pouvaient déduire des règles connues quelles seraient les dates de
l'année à venir avant même que celles –ci soient publiées par
l'institution. Mais il est clair que tout le monde attendait
l'annonce officielle des dates de l'année qui était proclamée par
sages de l’embolisme en terre d'Israël. Celles-ci étaient des fois
différentes de celles auxquelles ils s'attendaient, et nous voyons
cela dans la lettre du
Rosh
Hagola

de l'année 4596 (836 après J.C.)
23.

Dans le
Talmud on trouve parfois de virulentes négociations entre les
Amoraims au sujet de l’embolisme (Par exemple dans Arahin 9 p.2 au
sujet des mois pleins et des mois manquant dans l'année). A mon
humble avis, il ne s'agit pas de divergences à l'intérieur de
l'institution de l’embolisme, car ceux-ci étaient gardés secrets,
et il est clair que les sujet des divergences divulgues était des
informations qui ont été comprises par induction.

  1. De
    la modification du calendrier a sa fixation.

Cette
période a duré près de 500 ans, de l'année 4119 (359) à l'année
4600 (840)
.
Les membres de l'institution de l’embolisme puisaient leur autorité
de celle de Rabi Hillel et tous ce qu'ils décidaient été base sur
sa Takana. Ils "calculaient ce qu'ils calculaient, décrétaient
ce qu'ils décrétaient et précisaient ce qu'ils précisaient dans
leur calcul"
24


et ils annonçaient leur décision chaque année (ou plusieurs années
à l'avance) à toutes les communautés du peuple d'Israël.

Ils
faisaient leur travail avec discrétion, leurs débats n'étaient ni
publies ni écrits dans les registres pour les générations futures
et donc, nous ne pouvons pas savoir quelles étaient les règles et
les calculs qu'a fixé Rabi Hillel et quel était leur processus de
développement. On peut trouver des indices dans les talmuds, dans
les Pirkei deRabi Eliezer et dans la Braita deShmumel
25:
"Du temps ou on pratiquait l’embolisme à l'aide de signes, le
débat commençait par trois sujets, puis cinq et on finissait par
sept" (Sanhedrin, 10, p.2). Quand les décisions étaient
prises, ils avaient l'habitude de rassembler dix sages pour recevoir
confirmation et sanctifier leurs décisions dans une cérémonie
sainte- car pour tout ce qui a trait au domaine de la sainteté, il
faut rassembler dix hommes
2627.

Ils
avaient l'habitude d'annoncer les dates de l'année à Jérusalem au
jour de Hoshaana Raba
28.
Ce jour-là, des foules se rassemblaient autour du mont des oliviers
et on proclamait si l'année sera simple ou embolismique, si
MarHashvan et Kislev seraient manquants, dans leur forme commune ou
pleine, et de là ils savaient aussi quel jour de la semaine
tomberait Pessah et quel jour serait le prochain Rosh Hashana. Quant
à la structure de l'année, on peut supposer que le calendrier qu'a
fixé R' Hillel était construit selon les mêmes principes et règles
sur lesquels sont construits le calendrier d'aujourd'hui:

  • Rosh
    Hashana était fixe selon le calcul des nouvelles lunes moyennes
    (mais pas exactement selon les données de notre calendrier).

  • Les mois
    de l'année sont pleins et manquants par alternance.

  • Le nombre
    de jours dans le mois est fixe, sauf MarHeshvan et Kislev qui sont
    destinés à faire de l'année une année pleine ou une année
    manquante.

  • le mois
    intercalaire (le mois ajoute dans une année embolismique),
    c’est-à-dire le premier Adar, a toujours 30 jours.

De
même, la Takana repoussant
Rosh
Hodesh

lorsqu'il tombe un mercredi ou un vendredi pour que Yom Kippour ne
tombe pas un vendredi ou un dimanche a été convenue, apparemment,
par R' Hillel
.
Mais, au sujet du report de Rosh Hodesh tombant un dimanche pour que
"Yom Areva" ne soit pas Chabat, il semble qu'il ne date que
de la moitié du 7eme siècle car jusqu'à cette période il a été
note des jours de Rosh Hashana fêtés le premier jour de la semaine.
Quant à l'année ou a été convenu
le
Mahzor Y"t

et l'ordre des années embolismiques, il y a des divergences entre
les chercheurs. Il semble que l'ordre des années embolismiques
(l'année 3, 6, 8, 11, 14,17 et 19 du cycle) a été convenu à la
deuxième moitié du huitième siècle.

Au début
du 9eme siècle, à la veille de la fixation du calendrier, seul le
calcul de la nouvelle lune n'a pas été fixe. Et comme nous verrons
par la suite dans la controverse entre Rav Saadia Gaon et Ben-Meir,

leur
pomme de discorde était les bases du calcul de la nouvelle lune.
Cette dispute dura près de cent ans, et seulement lorsqu'elle fut
résolue, on a pu dire que la fixation du calendrier était enfin
terminée pour les générations à venir.

  1. La
    lettre du Rosh Hagola de l'année

    4596

    – une preuve crucial du

    retard
    de la fixation du calendrier

Avant
même que ne soit découverte cette lettre dans la Genizah du Caire,
les chercheurs H.I. Bornstein et T.H. Yaffe sont arrivés à la
concussion que le calendrier hébraïque comme nous le connaissons
aujourd'hui a été fixe aux environs sur 9eme siècle
.
Ils sont arrivés à cette conclusion d'après les dates qu'ils ont
trouvées dans les sources, les billets, les pierres tombales, les
décrets halachiques etc…qui ne correspondaient pas aux règles du
calendrier fixe que nous avons entre les mains. Certains chercheurs
ont essayé de réfuter leurs conclusions en disant que ces dates ne
sont pas précises. Mais la découverte de la lettre du Rosh Hagola
de l'année 4596 (836)
29
empêche maintenant d'ignorer leur conclusion. Dans cette lettre on
voit d'une façon claire que les dates de l'année en question sont
différentes de celles du calendrier fixe. Rosh Hagolah écrit dans
cette lettre que cette année, l'année 4595 après la création du
monde, qui est l'année 4596 selon le compte juif actuel, sera une
année manquante, que Pessah sera un mardi (et d'après le fait que
l'année sera embolismique, Rosh Hashana le précèdent sera un
Chabat)- Le signe de l'année est "
זח"ג"30
alors que selon le compte de notre calendrier cette année doit être
pleine, et sont signe être
זש"ה (6-Sh-5=
Rosh Hashana tombe un septième jour (Samedi), l'année est Shlema
(complète) et Pessah tombe un cinquième jour (jeudi).

Il
y a dans cette lettre du Rosh Hagola des données sur la nouvelle
lune de Nissan
"Qui
était dans 4 …. " de mardi" et les chercheurs sont en
désaccord sur l'explication de cette phrase et sur le fait que la
date corresponde à notre calendrier
31
mais cela ne change pas la conclusion, l'année a été convenue
comme manquante, par totale opposition aux règles de notre
calendrier. C'est écrit clairement et il n'y a pas lieu à prétendre
qu'il s'agisse d'une erreur. Rosh Hagolah explique que la décision
concernant la nature de l'année (pleine ou manquante, note du
traducteur) a été prises par les "Bnei Hahavura" en terre
d'Israël, et nous avons toujours confiance en leur décisions. Et
que répond le Rav Kasher, qui est en désaccord avec les chercheurs
qui retardent la fixation du calendrier? Il ignore simplement cette
preuve. Il s'appuie sur les mêmes chercheurs qui prétendent que la
nouvelle lune qui apparait dans la lettre correspond à notre compte
des nouvelles lunes mais de la preuve que les dates déterminées
pour cette année sont différentes des règles de notre calendrier,
il passe outre.

Dans
sa lettre, Rosh Hagola confirme que les sages de de Babylon doivent
s'en remettre à ceux de Jérusalem quant à la détermination des
années


et l'explication
qu'il
donne est : "Que nous soyons tous et tout le peuple d'Israël
unis dans les mois et dans les fêtés". Et à la fin de sa
lettre il répète "Nous leur ferons toujours confiance, pour
qu'Israël ne soient pas divises. Ou plus simplement: pour
sauvegarder l'unité de la nation, il suivra toujours les décisions
des sages de la terre d'Israël concernant le calendrier. Et si les
règles du calendrier étaient déjà fixées à cette période,
comment comprendre le ces déclarations? S'il y a des règles et que
le calendrier a déjà été fixe par Rabi Hillel, pourquoi les sages
de Babylone auraient-ils besoins des sages de la terre d'Israël.
D'après ces lettres, on peut conclure qu'il est clair que le
calendrier n'a pas été fixe avant l'année 836.

  1. La
    controverse entre Rav Saadia Gaon et Ben Meir

Cette
controverse est un point de repère important dans l'histoire du
calendrier hébraïque. Apres elle, les secrets de l’embolisme ont
été découverts, et le calendrier a été complété et fixe et est
devenu public. Cette controverse, qui n'était pas connu il y a cent
ans, a été découverte dans les lettres que se sont envoyés ses
protagonistes et qui ont été trouvés dans la genizah du Caire. Au
début, il était difficile de comprendre sur quoi leurs avis
divergeaient. Il faut noter qu'à l'époque ou ces lettres ont été
découvertes, tous étaient unanimes sur le fait que le calendrier
hébraïque comme nous le connaissons aujourd'hui a été mis en
place par Hillel et il était difficile d'imaginer qu'après plus de
500 ans quelqun


remettrai en cause cette donnée. Il y eut plusieurs suppositions
quant aux raisons de la controverse, mais elles n'étaient pas
probables. Finalement, le chercheur Bornstein réussi à trouver la
source du conflit d'après la lettre du Rosh Hagola de l'année 836.

En raison
de son importance, nous la résumerons: Cette controverse a commencé
autour des dates


4682,4683 et 4684(922, 923 et 924 après J.-C.). Rav Saadia Gaon et
les sages de Babylon décidèrent que les signes de ces années
seraient selon les règles que nous connaissons : 4682-5sh3, 4683-5K6
et 4684-2H3. Cependant, Ben Meir et les sages de la terre d'Israël
ont fixes les dates de ces année selon leurs comptes : 4682-5H1,
4683-3K5 et 4684-7Sh3.

Quel
était le réel objet de cette controverse?

La nouvelle
lune de Tishrei de 4684 était 7-12-237, c'est à dire le septième
jour, à la deuxième heure et 237 unités. Selon les règles du
report, il aurai fallu reporter Rosh Hashana du Chabat (septième
jour) au lundi (parce que la nouvelle lune a eu lieu après la
douzième heure et qu'il est donc
molad
zaken

(vielle lune-note du traducteur) mais Ben Meir a décidé qu'il faut
rajouter à chaque rapport
642

unités , c'est à dire qu'on ne repousse pas à cause du "molad
zaken" mais si la nouvelle lune commence environ 642 unités
après la 18eme heures. Et comme cette nouvelle lune avait n'a
dépassé la 18eme heure que de 237 unités, il a décidé que Rosh
Hashana de l'année
4684

serait le jour même de la nouvelle lune, c'est à dire Chabat et ne
sera pas reportée à lundi. Et la détermination des dates de
l'année 4684 influençait les deux années précédentes, 4683 et
4684.

D'où
vient la différence des 642 unités entres les deux comptes?

Comme nous
l'avons déjà expliqué plus haut, aux environ de l'année 840 les
règles de l’embolisme ont reçu leur forme finale et toutes les
règles était fixes et transcrites a l'écrit. Il ne restait que la
question du Ikar, du point de départ du calcul des nouvelles lunes.
Les sages de la terre d'Israël voulaient fixer un nombre rond à la
nouvelle lune de Nissan de la première année de la création comme
point de départ des calculs du calendrier. Les sages de Babylon,
eux, ont choisi la nouvelle lune de Tishrei qui a suivi (la première
année de l'homme qui est la seconde année de la création). Pour
les sages de la terre d'Israël, la nouvelle lune de Nissan est tombe
4-9, c'est à dire le quatrième jour et 9 heures et pour les sages
de Babylone la nouvelle lune du Tishrei suivant (après avoir arrondi
les heures) "
6-14",
c'est à dire sixième jour a la 14eme heure. Si nous voulons
calculer quand sera la nouvelle lune de Nissan selon la nouvelle
lune de Tishrei des Babyloniens, il faut retirer de 6-14 les six
mois qu'il y a entre Tishrei et Nissan, 2-4-438 et l'on trouve la
nouvelle lune de Nissan qui a precede,4-9-642 et ce sont les 642
unités que ben Meir voulait ajouter au "molad zaken"

Le problème
des 642 unités n'a pas dérangé les sages de l’embolisme car les
calculs des nouvelles lunes de Tishrei ont montré que la différence
de 642 unités n'avait causé aucune différence dans les dates de
4596 à 4684
.
Dans
la tradition du peuple, le mois de Tishrei était d'avantage perçu
comme le début de l'année et donc il était évident que les
calculs des nouvelles lunes soient faits selon 6-14, six jours et 14
heures après la nouvelle lune de Tishrei. Les sages de la terre
d'Israël ont remarqué la


réticence du peuple à l'ajout des 642 unités. Entre temps, Les
"calendriers des Quatre Portes" qu'ont mis en place les
sages de Babylone étaient de plus en plus courants
32
et au fil des années la réticence aux sages de la terre d'Israël
qui voulaient rajouter 642 partis au molad zaken fut oubliée. Quand
l'année
4684

commença à approcher, Ben Meir voulu mettre en pratique la décision
des sages de la terre d'Israël, car cette année ci, ces 642 unités
avaient une influence sur les dates de l'année, mais les sages de
Babylon qui étaient habitues à faire leurs calculs selon le tableau
des quatre portes, n'ont pas compris la volonté de Ben-Meir qui
lui-même ne savait pas expliquer la tradition qu'il avait gardé des
sages- Puisque depuis que le point de départ du calendrier avait été
établi, il s'était écoulé plus de 80 ans.

La
controverse entre les sages de Babylone et ceux de la terre d'Israël
ne s'est pas déroulée autour d'une table mais par l'intermédiaire
de lettre,
ce
qui compliquait la compréhension des échanges. Des lettres qui ont
été trouvées incomplètes dans la genizah du Caire, on voit que
les arguments qu'a avancé chaque camp n'étaient pas compris par
l'autre. Chaque camp avait sa tradition écrite de différente façon.
L'étude de leur lettres montre qu'en dehors de la différence des

642
33
unités que nous avons expliqué ci-dessus, les autres règles
étaient en fait les mêmes, mais dans de formulations différentes.

Les sages
de la terre d'Israël ont rédigé leurs règles dans les grandes
lignes et ceux de Babylone en détail, selon les règles des 4
reports et les limites des nouvelles lunes du calendrier des quatre
portes. L'étude de la source de la controverse montre que celle –ci
puise dans une controverse plus ancienne entre R' Eliezer et R'
Josué: le monde a-t-il été créé en Nissan ou en Tishrei, et
selon cela, faut-il calculer les dates et les fêtes de Nissan ou de
Tishrei. En terre d'Israël ils calculaient de Nissan et à Babylone
– de Tishrei.

La
controverse entre Rav Saadia Gaon et Ben Meir découle en fait de la
différence de tradition entre la terre d'Israël et Babylone. Comme
la tradition selon laquelle l'année commence au mois de Tishrei
s'est installée dans les esprits, il était évident que les comptes
de la nouvelle lune se face depuis celle de Tishrei.

N.
Rencontre entre les sages de Babylone et ceux de la terre d'Israël.

Dans une
des lettres que les sages de Babylone ont envoyée à Ben-Meir, il
est entre autre écrit:

"Les
Rishonims
demandaient chaque année à nos sages en Terre d'Israël les dates
qu'ils avaient convenu comme début de mois parce qu'ils ne
connaissaient aussi bien qu'eux les règles de l’embolisme. Mais
depuis de nombreuses années, quelques sages de Babylone sont montes
en Israël et ont étudié en profondeur le sujet et à Babylone, ils
fixent seuls les dates depuis déjà longtemps. Durant toutes ces
années, leurs comptes étaient accordés et ils n'y avait pas de
différences entre eux…Ils y a dans les maisons d'étude des
hommes qui ont atteint 80 ans et mêmes plus, et aucun d'eux ne se
rappelle que les sages de Babylone aient du questionner ceux de la
terre d'Israël au sujet de la fixation des mois. Vous avez votre les
traditions de vos pères et nous avons celles des notres….et nous
sommes en droit de pratiquer l’embolisme, nous n'avons


franchi aucune limite et n'avons change aucune tradition et nous
n'avons eu aucun besoin de demander qu'ils fixent les fêtes"
34

Si
nous comparons le contenu de cette lettre écrite e

4682
à
celui de la lettre du Rosh Hagola écrite en

4596
,
c'est à dire 86 ans plus tôt
,
nous pourrons comprendre ce qu'il s'est passe entre ces deux dates:
il y a eu une rencontre
35
en terre d'Israël entre ses sages et ceux de Babylone. Durant cette
rencontre, ils parlèrent du secret de l’embolisme et "l'étudièrent
en profondeur". Il n'est pas détaillé de quoi ils parlèrent,
et s'ils parvinrent à des décisions communes mais il est écrit que
chaque camps maintint sa position "vous avez la tradition de nos
pères et nous avons celles des notre", c’est-à-dire que
chacun a sa façon de fixer le calendrier et selon leur dires "leurs
comptes étaient accordés et ils n'y avait pas de différences entre
eux" c'est la raison pour laquelle toutes ces années les sages
de Babylone n'avaient pas à questionner ceux de la terre d'Israël
comme ils en avaient l'habitude dans le passe et en témoignent les
personnes âgées de plus de 80 ans. Et ces paroles sont la pure
vérité. Les dates ont été vérifiées et malgré les différences
de 642 unités entre les deux méthodes, comme nous l'avons expliqué
plus haut, il se trouve qu'elles n'ont causes aucunes différences
dans la fixation du calendrier jusqu’à l'année

4682
.
Dans cette lettre, il n'est pas dit à quelle date a eu lieu la
rencontre entre les sages de Babylone et ceux de la terre d'Israël.
Il n'y a aucun doute que c'était après l'année
4596

car
si on veut avancer la date de la rencontre, on trouve que leurs
paroles contredisent la lettre du Rosh Hagola. De cette formulation
"De nombreuses années" on peut supposer que la rencontre a
en effet eut lieu juste ares l'année
4596.

  1. La
    fixation du calendrier pour l'éternité suite à cette controverse

La
controverse entre Rabi Saadia Gaon et Ben Meir est sortie est passée
de la théorie à la pratique. Ceux qui soutenaient Ben Meir ont fêté
le Pessah de 4682 mardi et ceux qui soutenaient Rav Saadia Gaon
jeudi. Le danger de la division dans le peuple était concret.
C'était une épreuve pour Rav Saadia Gaon et les sages de Babel, et
ils ont use de toute leur influence afin de convaincre les
communautés d'Israël de suivre leur tradition.

La méthode
pour fixer les dates selon le calendrier des quatre portes qui a été
développée à Babylon était une méthode simple et pratique. Au
contraire, celle des sages de la terre d'Israël était plus
compliquée et a permis de comprendre la raison des reports quand la
nouvelle lune n'était pas "molad zaken". La méthode des
sages de la terre d'Israël était fondée sur deux reports de 1-4-6
(Dimanche, mercredi et vendredi) et "molad zaken" et les
deux reports qui en découlent ( si la nouvelle lune tombe après le
troisième jour , la 9eme heure et 204 unités lors d'une année
simple, pour que le nombre annuel de jour ne dépasse pas 355 et la
report de Rosh Hashana ou la nouvelle lune tombe un lundi, 15eme
heure, et 589 unités

pour
que le nombre de jours de l'année embolismique ne soit pas moins de
383 jours) ont été appris de la règles "3-4-5" dans une
années simple et "5-6-7" (dans une années embolismique
36.
Ou

חד"וכה"ז שו"ח37.

Au début,
Ben Meir a annulé les méthodes des sages de Babylone qui
simplifiait les règles du calendrier et qui ne demandait aucune
réflexion approfondie. Mais, après avoir vu que le calendrier des
quatre portes avait été adopte par les communautés d'Israël, il a
créé un nouveau calendrier en ajoutant
641


unités au limites des portes qu'ont fixes les sages de Babylone.
Cette décision a irrité les sages de Babylone, car ils craignaient,
et avec raison, que des lors le peuple serait confus et les
dirigeants des communautés ne sauraient pas à quel calendrier se
fier. Rabbi Saadia Gaon a donc trouver juste d'ordonner à ceux qui
le soutenaient de bruler et de détruire les lettres et les
calendriers de Ben Meir, pour qu'il ne se trompe pas et ne faute pas
par sa faute.
38
Malgré cela, il a écrit le "livre des fêtes" ou il a
détaillé les règles de l’embolisme. Nous ne disposons pas de ce
livre en entier, et seul des morceaux ont été trouvés dans la
Genizah et publies par "Saadiana". En fait, Rabbi Saadia
Gaon a été le premier à divulguer et publier tous les détails des
calculs de l’embolisme et comme nous transmet notre Rav des
Tossefot
: Rav Saadia Gaon nous a transmis un secret: l’embolisme"
39.

Avec
la publication du "Livre des fêtes", une nouvelle page de
l'histoire du calendrier hébraïque a été tournée. Des lors, tout
le monde pouvait calculer et trouver les dates de l'année et
préparer un calendrier pour toute l'année qui soit selon les règles
claires qui ont été acceptées par les communautés d'Israël.
40

Ben
Meir ne pouvait pas prouver la tradition
41"
אמרתבמר"ת"

et donc ceux qui le
soutenaient
mais qui avaient aussi peur de la division du peuple ont été
convaincu d'adopter la tradition des sages de Babylone. Nous ne
savons pas comment se finit cette controverse et il faut supposer que
Ben Meir a décidé d'abandonner sa tradition et d'adopter l'avis de
la majorité pour sauvegarder l'unité du peuple. De toute façon,
dans les années 4687-88 il devait y avoir à nouveau une différence
entre la méthode de Ben Meir et celle de Rav Saadia Gaon dans les
signes des dates, mais il n'y eut pas de nouvelle controverse au
cours de ces années-là. La méthode de Ben Meir a été
complètement annulée et le peuple d'Israël est reste entièrement
uni dans le respect de ses fêtes comme nous l'enseigne Rav Saadia
Gaon dans le Livre Des Fêtes.

Des lors,
les règles du calendrier ont été sanctifie pour tous les
générations à venir. Si jusqu'alors les règles de l’embolisme
étaient secrètes et seul quelque personne de l'élite y avait
accès, elles sont maintenant devenues "Torat Ha-ibur", "la
science de l’embolisme. Une science qui était la propriété de tous
et il n'était plus possible d'y ajouter des changements, mêmes
infimes. Le calendrier a été fixé pour l'éternité.

  1. Les
    fondements du calendrier fixe.

De
temps en temps, la controverse entre les sages et les érudits sur la
fixation du calendrier se renouvelle
.
Chaque écrit et chaque découverte sur le calendrier de la période
post – talmudique fait évènement au sein des chercheurs"
"voilà, nous avons découvert une nouvelle preuve de
l'ancienneté du calendrier hébraïque"
42

Il faut
répéter et éclaircir le fait que dans le calendrier fixe il y a un
système complique de fondement et de règles, selon lesquelles on
décide des dates de l'année. S'il nous manque l'un des fondements,
ou si l'on oublie l'un des détails, ou si nous changeons les données
qui nous ont été données, mêmes au millième d'heure, nous
pourrons obtenir un calendrier différent. C'est pour cela que cela
ne suffit pas de montrer que le calendrier d'aujourd'hui ressemble en
beaucoup de point à celui de Rabbi Hillel pour prouver que le
calendrier que nous avons entre les mais est celui qu'a établi rabbi
Hillel. En revanche, si nous découvrons qu'un détail de notre
calendrier est diffèrent de celui de rabbi Hillel, mous pourrons
prouver que notre calendrier n'a pas été fixe par lui. Et nous
avons déjà vu dans la controverse entre Rav Saadia Gaon et Ben Meir
qu'une différence de deux tiers d'heure dans le point de départ du
calendrier peut créer des différences dans les dates de l'année.
Nous détaillerons ici les fondements et les principes sur lesquels
est construit le calendrier fixe:

  1. Les
    années simples et les années embolismiques.

Dans une
année simple il y a 12 mois lunaires. Dans une année embolismique
on intercale un treizième mois lunaire. Dans le calendrier fixe il y
a un cycle fixe d'années embolismiques. Dans chaque cycle de 19 ans,
il y a 7 années embolismiques. L'année 3, 6,8, 11, 14, 17, 19. (Le
signe:
גו"ח אדז"ט)
sont
les
années embolismiques
.
Le

reste
des
années
sont
simples.

  1. Les
    mois sont alternativement pleins et manquants.

Nissan-
plein. Iyar-Manquant, Sivan-plein, etc. Dans un mois plein il y a
trente jours, dans un mois manquent il y a 29 jours. Le nombre de
jours dans chaque mois est fixe sauf le mois MarHeshvan et Kislev.
S'il y a besoin de rajouter un jour à l'année on le rajoute a
MarHeshvan qui est d'habitude manquant et quand il faut enlever un
jour, on l'enlevé au mois de Kislev qui est généralement un mois
plein. Le mois d' Hadar A- le mois intercalaire dans une année
embolismique – est toujours plein,

  1. Une
    année peut être manquante, normale ou pleine:

L'année
(simple ou embolismique) peut être : manquante (simple: 353 jours,
embolismique: 383 jours), normale (simple- 354 jours embolismique-
384 jours) ou pleine (simple-355 jours, embolismique 385 jours).
Selon n cela, il y a six possibilités au long de l'année. La
longueur de l'année est décidée selon le nombre de jours entre
Rosh Hashana de cette année et le prochain. Cela a été fait de
façon simple, selon le surplus des jours aux semaines pleines de
l'année. Par exemple: la longueur d'une année manquante est de 353
jours, qui équivalent à 50 semaines et trois jours. C’est-à-dire
que le prochain Rosh Hashana sera trois jours après le dernier Rosh
Hashana. Si, par exemple Rosh Hashana tombe cette année un lundi, le
prochain sera un jeudi. Selon cela, il se trouve que l'année dure
353 jours (5- semaines + 3 jours) et l'on décidera que l'année
sera manquante. Un autre exemple: Si Rosh Hashana tombe Chabat, et
que le prochain Rosh Hashana tombe aussi Shabbat, cela veut dire que
l'année est de 385 jours, qui sont exactement 55 semaines et selon
cela, on conviendra que la semaine sera embolismique pleine.

  1. Etablissement
    du jour ou sera Rosh Hashana.

Le jour de
la semaine ou sera Rosh Hashana est établi à partir de la nouvelle
lune de Tishrei. La règle est que Rosh Hashana sera le jour où sera
la nouvelle lune de Tishrei- sauf dans 4 cas dans lesquels il sera
repousse.

  1. Le report
    des jours Dimanche-mercredi-vendredi: Rosh Hashana ne sera pas un de
    ces jours-là. Donc, si la nouvelle lune tombe l'un de ces jours, il
    sera repousse au lendemain,

  2. Le report
    "molad Zaken": Molad zaken est la nouvelle lune qui
    commence après la 18eme heure du calendrier hébraïque (la moitié
    de la journée, c’est-à-dire 12.00 dans les notions du temps
    aujourd'hui). Si la nouvelle lune commence un lundi, mardi, jeudi,
    ou Chabat après la 18eme heure, il sera repousse au lendemain et si
    le lendemain est un jour qui ne convient pas
    (Dimanche-mercredi-Vendredi), il sera repousse de deux jours. Ces
    deux reports sont secondaires. Ils sont destinés à empêcher que
    l'année soit plus longue que ce qui a été expliqué dans le
    paragraphe 3
    43.

  3. Le report
    גטר"ד :
    3eme jour, 9eme heure et 204 unités. Si Rosh Hashana tombe dans une
    année simple un mardi, il n'y a pas besoin que la nouvelle lune
    soit après la 18eme heure pour le repousser au jeudi mais qu'il
    soit après la 9eme heure et 204 unités. Dans ce cas, Rosh Hashana
    sera repousse au jeudi et cela pour empêcher la possibilité qu'une
    année simple soit de 356 jours.

  4. Le report
    בט"ותקפ"ט:
    second jour, 15eme heure et 589 unités. Pour empêcher que l'année
    embolismique soir de 382 jours, ils ont établis que si la nouvelle
    lune de Tishrei après une année embolismique tombe un lundi après
    la 15eme heure et 589 unités, que Rosh Hashana sera repousse au
    mardi.

  1. Le
    calcul des nouvelles lunes

Les calculs
des nouvelles lunes dans le calendrier fixe selon lequel on peut
trouver la "nouvelle lune moyenne"
44
d'un mois spécifique est fonde sur deux donnes de bases:

  1. La
    nouvelle lune
    בהר"ד:
    2-5-204 : lundi, 5eme heure et 204 unités. C'est la nouvelle lune
    de Tishrei de la première année après la création du monde que
    l'on compte aujourd'hui.
    Elle
    sert de point de départ pour le compte des nouvelles lunes dans le
    calendrier fixe
    .

  2. 29-12-793
    כ"טי"בתשצ"ג:
    la longueur moyenne d'un mois hébraïque dans le calendrier fixe
    est de 29 jours, 12 heure et 793 unités (l'heure dans le calendrier
    hébraïque est divisée en 1080 unités) s

D'après
ces deux données ont peux, à l'aide de plusieurs méthode, trouver
le jour de la nouvelle lune selon le nombre de l'année hébraïque
seulement.

En
fait, le calcul des nouvelles lunes est le cœur du calendrier
hébraïque, et tous les calculs du calendrier fixe sont bases sur
ces donnes-là.

La longueur
de l'année moyenne dans le calendrier hébraïque (conne sous le nom
de période Rav Ada") est parallèle à 29-12-793, la longueur
moyenne du mois hébraïque. On multiplie cette donne par 235 (le
nombre de mois dans un cycle de 19 ans) et on divise le résultat par
19 (le nombre d'années dans le cycle) et le résultat obtenu est de
365 jours, 5heures, 997 unités et 48 instants
45
qui est en fait la longueur d'une année solaire (l'année moyenne)
dans le calendrier hébraïque.

En
dehors du compte des nouvelles lunes, on peut apprendre les règles
de l’embolisme par l'induction
.
C'est à dire, en suivant et en examinant les calendriers pendant des
dizaines d'années ont peut en comprendre les règles selon
lesquelles ont été établies les dates des années et des fêtes.
On peut supposer que ces règles étaient entre les mains du Rosh
Hagola et des Géonim à Babylone et qu'ils calculaient eux aussi les
dates du calendrier. Mais il n'y a aucun doute que tant que les
comptes n'était pas fixes et officiellement annonces (dans une
rencontre des sages de Babylone et d'Israël vers l'an 4600), les
calculs étaient conditionnes par le fait qu'ils soient semblables à
ceux des sages de la terre d'Israël, parce que l'autorité d'établir
les dates de l'année était réservée seulement aux sages de la
terre d'Israël, comme nous le voyons clairement dans la lettre du
Rosh Hagolah de l'année
4597.
Et seulement après la rencontre dont nous avons parlé, les sages de
Babylone ont reçu l'autorisation de fixer eux-mêmes les années.

  1. Le
    texte d'Al-Khwarizmi sur le calendrier hébraïque

Le célèbre
mathématicien et l'astronome Mohammed Ben Moussa Al-Khwarizmi, ne
en Perse en 780 après J.-C et qui a vécu à Bagdad jusqu’à
l'année 845, a écrit un texte sur le calendrier hébraïque. Dr.
Tsvi Langerman de l'université Hébraïque de Jérusalem a traduit
ce texte en hébreu avec des corrections et des observations et
essaye de démontrer par ce texte l'ancienneté du calendrier
hébraïque.
46

Cette
source historique contient des données importantes sur le calendrier
hébraïque et donc le professeur Langerman a été félicité pour
avoir traduit et diffuser ce texte en enter, et a aussi corriger les
erreurs qui s'y trouvaient.

Nous
allons présenter les conclusions de Langerman qui nous posent des
difficultés, et ce pour deux raisons:

  1. Il n'est
    pas possible de prouver d'après ce texte (qui a été écrit au
    9eme siècle) que le calendrier hébraïque a été complété et
    fixe avant le 9eme siècle.

  2. La donne
    principale pour trouver la date de la nouvelle lune, le Ikar, le
    "point de repère" pour calculer les nouvelles lunes est
    absente du texte d'Al-Khwarizmi.

En d'autres
termes: ce texte de permet pas d'établir des dates et donc la
preuve est évidente: au moment où al-Khwarizmi a écrit ce texte,
le calendrier hébraïque n'était pas encore fixe. Un témoignage
qui appuie cela a été trouvé dans la lettre du Rosh Hagola de
l'année

4596

et c'est la controverse entre Rav Saadia Gaon et Ben-Meir, comme nous
l'avons déjà expliqué.

Dr
Langerman consacre La plus grande part de son article à réfuter les
arguments du chercheur de renom, H.Y Bornstein, qui a prouvé que le
calendrier hébraïque n'a reçu sa forme finale qu'au milieu du
neuvième siècle, Dr Langerman avoue que la méthode de Bornstein:
"A
été reçue et s'est enracinée chez les chercheur du calendrier, et
pas pour de moindre raisons. Ce grand chercheur a vérifié
soigneusement chaque source concernant le calendrier qu'il a pu
trouver et a calculé de long calculs qu'aucun autre chercheur n'est
capable ou ne veut calculer"

Mais malgré
cela, le Dr Langerman prétend: "
le
texte de al-Khwarizmi est suffisant afin de réfuter les conclusions
de Bornstein. Nous avons devant nous un texte de 824 et un non-juif y
montre une connaissance approfondie des calculs du calendrier
hébraïque, et nous avons déjà vu que selon Bornstein, le
calendrier n'avait pas reçu sa forme finale avant 836 et était
reste secret mêmes des juifs jusqu’à la controverse de Rav Saadia
gaon"

Il est
important de clarifier que ce mêmes chercher, Bornstein, ne tirait
de conclusion que prudemment. Avant que la lettre du Rosh Hagola
n'ait été découverte, son avis était que le calendrier hébraïque
a été fixe aux environ de l'année 800, mais après la découverte
de cette lettre, il fut oblige de repousser la fixation de calendrier
a 836.

L'obstacle
qui se tenait devant Dr Langerman était donc la lettre de Rosh
Hagola. Dr Langerman ignore le fait qu'il manque le principal
fondement du calendrier hébraïque dans le texte de al-Khwarizmi et
reconnais qu'il se retrouve coince par plusieurs problème dont il ne
trouve pas de solution. Cependant, il soutient un argument qu'aucun
chercheur n'a avancé avant lui: la lettre du Rosh Hagolah n'est pas
claire et il faut vérifier la source à Cambridge. Il ne parle pas
seulement d'un mot mais de la lettre en entier dont tout le contenu
montre que les Géonim de Babylone acceptent les décisions des sages
de la terre d'Israël. Si les règles étaient déjà connues de
tous, pourquoi fallait-il accepter celles de la terre d'Israël,
quand bien même elles étaient différentes de nos règles?

Si nous
examinons bien le texte d'Al-Khwarizmi, nous découvrirons qu'il n'y
a pas de contradiction avec la lettre du Rosh Hagola. Al-Khwarizmi
était un grand astronome. Il nous transmet de différentes données
sur l’emplacement des sept planètes du système solaire, des
connaissances qui n'ont aucun rapport avec le calendrier hébraïque,
mais la chose la plus importante, le point de départ du calcul des
nouvelles lunes, il ne nous le transmet pas. Et il ne le fait pas car
ces connaissances étaient encore gardées secrètes par les sages de
l’embolisme de la terre d'Israël et n'avaient pas reçu leur forme
finale.

Celui qui a
lu la lettre de Rosh Hagolah s'est immédiatement demande: d’où
connaissait-il la date de la nouvelle lune: selon mon humble avis, la
réponse est simple: l'examen de la nouvelle lune que nous transmet
Rosh Hagola n'est pas précis mais approximatif. Ou peut-être
parle-t-il de la "moyenne nouvelle lune: qui était connue à
Babylone a la même période.
47

  1. D’où
    al-Khwarizmi connaissait-il les règles du calendrier hébraïque?

al-Khwarizmi
écrit dans son texte que le savoir du calendrier est "garde par
l'élite des Bnei Israël…et il est caché au public" Ill ne
dit pas d’où il prend ses sources et la question est très
importante, surtout d'après les propos de nos sages za"l selon
lesquelles l’embolisme ne doit pas être dévoilé aux non-juifs
48
et qu'il est interdit d'enseigner la Torah a des non-juifs. Nous
avons prouvé ci-dessus qu'Al-Khwarizmi ne connaissait pas le plus
important de nos calculs des nouvelles lunes. Alors comment
connaissait-il le reste des règles sur lesquelles est basé le
calendrier? Dans l'introduction de son texte sur le calendrier
hébraïque, il cite les sources des commandements de la
sanctification des mois dans la Torah. Il souligne également que la
prophétie de
l'alliance
entre les morceaux

était en Nissan. Ses paroles ont été écrites avec admiration et
respects pour le peuple qui a été choisi par le créateur pour
recevoir ses commandements "parce qu'il voulait choisir le
peuple d'Israël et l'éprouver et vérifier s'il l'écouterait quand
il leur a fixé la façon dont il les récompenserait selon ce qu'ils
feraient".

Dans
ce contexte nous pourrons imaginer que Al-Khwarizmi avez tisse des
liens étroits avec les sages de l’embolisme à Babylone et qu'ils
lui ont transmis les connaissances nécessaires à l'écriture de
son texte sur le calendrier juif.

Al-Khwarizmi
était un scientifique de renomme mondiale et ses principaux centres
d'intérêt étaient l'astronomie et les mathématiques et son texte
est en effet écrit du point de vu d'un astronome et d'un
mathématicien et donc nous n'y trouvons pas les règles des reports,
mais à leur place nous trouvons les 16 limites de la nouvelle lune
de Tishrei comme elles apparaissent dans Le Calendrier des Quatre
Portes, et d'après elles les signes servant à fixer les dates des
années.

L'apparition
des 16 limites dans le texte de Al-Khwarizmi est énigmatique car il
a été écrit 12 ans avant la lettre du Rosh Hagola et si ces règles
étaient en effet connu des sages de Babylone pourquoi le Rosh Hagola
ne s'en est pas servi pour montrer au sages de la terre d'Israël
qu'ils se sont trompes dans leurs compte comme l'ont fait les sages
de Babylone 86 ans plus tard quand la controverse de Rabbi Saadia
gaon et Ben Meir a éclatée.

Le Rosh
Hagolah ne connait pas le calendrier des quatre portes alors d’où
Al-Khwarizmi le connait-il. Il est surprenant que les sages de
l’embolisme en terre d'Israël n'aient connu le calendrier des
quatre portes, qu'après 86 ans, quand la controverse a éclaté. On
ne peut pas s'imaginer qu'Al-Khwarizmi avait des connaissances que
les sages de l’embolisme n'avaient pas.

C'est pour
cela que je pense que le scribe anonyme qui a recopie plus tard le
texte de Al-Khwarizmi y a insérer le calendrier des quatre portes
qui était déjà connu en son temps. Et voici les preuves de cet
argument.

  1. Les
    preuves que le calendrier des quatre portes a été inséré dans
    le texte d'Al-Khwarizmi

Apres une
étude approfondie de la structure du texte d'Al-Khwarizmi, de son
contenu et de son style, nous en arrivons à la conclusion que la
partie sur la fixation des années selon les limites des nouvelles
lunes du calendrier des quatre portes n'appartient pas au texte
d'origine et en voici les preuves :

  1. Al-Khwarizmi
    nous promet un texte "facile et présenté clairement" et
    en effet le texte fait preuve de formulations claires et
    d'excellentes explications des choses qu'il connait du calendrier
    hébraïque. Seule la partie sur la fixation des années fait
    exception par son manque de clarté. On ressent immédiatement que
    ce n'est pas son style: des termes compliques (comme "les
    limites du Chabat") n'y sont pas expliqués. D'où le lecteur
    pouvait-il savoir qu'il s'agit de la moitié du jour du Chabat et
    non de sa fin? En particulier quand il nomme la moitié du troisième
    jour "le début de la septième heure".

  2. Cette
    partie a été insérée de façon


    arbitraire au milieu d'un sujet et ceci se remarque par tous ceux
    qui suivent ses explications: Il nous présenté la longueur du mois
    hébraïque, c'est à dire 29 jours, 12 heures et 793 unités, qui
    est la base de tous les calculs du calendrier et par la suite il
    présente ces calculs:

    1. La
      multiplication de ce nombre par 12 donne la longueur d'une année
      simple.

    2. La
      multiplication de ce nombre par 13 donne la longueur d'une année
      embolismique.

    3. La
      multiplication de cette donnée par 19 années simple et 7 mois
      (c'est à dire la multiplication par les 235 mois du cycle) donne
      la longueur du cycle.

    4. Par la
      division de la longueur du cycle par 19 on obtient la longueur
      d'une année solaire du calendrier hébraïque: 365 jours, 5 heures
      et 3791 de 4104 d'une heure. Tout est clair sauf que le scribe
      anonyme qui a copie le texte de Al-Khwarizmi (après des dizaines
      d'années ) décide d'insérer la fixation des années selon le
      calendrier des quatre portes, qui venait d'être découvert, au
      texte de Al-Khwarizmi entre l'explication c et d, en plein milieu
      du chapitre.

  3. Tous les
    chapitres du texte d'al-Khwarizmi commencent par le sujet du
    chapitre. Par exemple: "D'abord, ce sont les noms des mois des
    Bnei Israël" ou "après cela le cycle court", ou
    encore "celui qui veut connaitre le milieu du cycle solaire ou
    celui du cycle lunaire". Et selon cette même méthode il
    aurait dû commencer le chapitre par "celui qui veut connaitre
    le jour de la semaine ou tombera Rosh Hashana" ou "Voilà
    les limites des nouvelles lunes des quatre portes". Seulement,
    le chapitre ne commence pas par une formule d'ouverture de cette
    sorte, mais rentre directement dans le sujet, ou milieu d'un autre
    sujet.

  4. Ce
    chapitre dans le texte d'Al-Khwarizmi contient de nombreuses fautes.
    Dr Langerman qui a minutieusement traduit ce passage à découvert
    beaucoup d'erreur et les a approprié aux scribes. Mais après
    avoir examiné ce passage et l'avoir comparé au calendrier des
    quatre portes que nous connaissons, j'ai découvert des calculs
    manquant et des confusions entre les portes qui ne sont pas la faute
    des scribes mais dans la forme même de la rédaction du texte.
    49
    Un mathématicien n'aurait pas présenté des formules de cette
    façon, et évidemment pas un mathématicien de l'envergure
    d'Al-Khwarizmi, qui était le plus grand des mathématiciens de son
    temps.
    50

En résume,
nous n'avons aucune preuve que le calendrier des quatre portes était
connu des sages avant la moitié du neuvième siècle. Au contraire,
par la lettre du Rosh Hagola de l'année 836 nous découvrons qu'il
n'était pas encore courant d'établir des dates à partir de ce
calendrier. Et si les sages comme le Rosh Hagola ne connaissaient pas
le calendrier des quatre portes à cet instant, on ne peut imaginer
qu'Al-Khwarizmi en avait connaissance.

Il faut
rappeler que des lettres de Ben Meir et des sages de la terre
d'Israël qui ont été envoyées au sages de Babylone en 922, et il
y est clair que les sages de la terre d'Israël ne connaissaient pas
et n'utilisaient pas le calendrier des quatre portes. De de là on
peut déduire que les sages de Babylone ont découvert ce calendrier
peu avant le début de la controverse entre eux, les sages de la
terre d'Israël et ben Meir (la controverse de Rav Saadia Gaon et
ben Meir)

Personnelle
mt je n'ai aucun doute, et cela est aussi l'avis des chercheurs, que
les calendrier des quatre portes a été créé après l'année 836,
c’est-à-dire au milieu du 9eme siècle, mais si un jour on prouve
malgré tout (chose que je ne peux imaginer) que les sages de
Babylone ont découvert ce calendrier avant 836 et que al-Khwarizmi
connaissait ce calendrier des sages de l’embolisme de Babylone, il
serait honteux pour Al-Khwarizmi le mathématicien d'avoir copier ce
calendrier dans son texte sans aucune explication, avec autant
d'erreur. De même, nous ne pourrons pas prouver l'ancienneté du
calendrier fixe par son texte, car il ne contient pas le principal-
le point de départ des calculs des nouvelles lunes qu'il y a dans le
calendrier fixe.

  1. La
    lettre du Rosh Hagola de 836 compte tenu du texte d'Al-Khwarizmi.

Comme on
l'a dit précédemment, Dr Langerman essaye de prouver par le texte
de Al-Khwarizmi , que les règles du calendrier fixes étaient déjà
rédigées et publiées au moment où ce texte a été écrit (824).
Nous avons découvert dans cet article, qu'al-Khwarizmi ne nous
transmet pas la donnée principale des calculs des nouvelles lunes et
donc qu'on ne peut pas établir de dates à partir de son texte.
Selon cela il n'est pas non plus clair quelle est l'utilité des
limites des nouvelles lunes et des signes des année qu'il cite dans
son texte, s'il ne peut pas les mettre en pratique. Et de la un
point supplémentaire renforçant la conclusion à laquelle je suis
arrivé, que le chapitre des règles de fixation des dates
n'appartient pas au texte d'origine mais y a été inséré par des
scribes.

Dr
Langerman voit le principal obstacle à sa méthode dans la lettre du
Rosh Hagolah de l'année 836 qui contredit ouvertement sa théorie.
Nous allons donc vérifier les dates de cette année selon le texte
d'Al-Khwarizmi. Selon les calculs du calendrier fixe, la nouvelle
lune de Tishrei 836 était un vendredi, à la 22eme heure et 660
unités). La détermination de cette date selon le calendrier fit est
que cette année est 7-Sh (complété) embolismique, or selon la
lettre de Rosh Hagolah elle est 7-H (manquante)


embolismique. Nous chercherons donc la nature de cette année dans le
texte de Al-Khwarizmi nous serons surpris: les signes de 7SH


pour une année embolismique et ses limites n'apparaissent pas! Il y
en a qui prétendront que celui qui a copie ces lignes a fait une
erreur, mais à mon humble avis il s'agit d'une omission volontaire
du scribe anonyme qui a inséré ces données (après 836) et qui n'a
pas copie les données des calculs
7-SH
volontairement
parce qu'ils ne concordaient pas avec la réalité. Il se peut qu'il
y ait une autre explication à l'omission de la possibilité d'une
année 7SH

embolismique
mais de toute façon, cette omission exige une explication.

Nous allons
clarifier: même si nous trouvions des preuves que les règles du
calendrier selon les limites des nouvelles lunes existaient et
étaient connues avant le neuvième siècle (ce qui n'a pas été
prouvé jusqu'aujourd'hui) cela ne contredira pas la méthode de
ceux qui retarde le calendrier après l'année 836 car même le texte
presque parfait d'Al-Khwarizmi ne nous révèle pas le principal: le
point de départ du calcul des nouvelles lunes. Sans cette donnée,
nous ne pourrons pas calculer et trouver la nouvelle lune moyenne du
mois de Tishrei selon laquelle on fixe la nature de l'année. Dans
les prochains chapitre, nous essaierons de clarifier certains aspect
du texte de al-Khwarizmi qui n'ont pas été analysés et expliques
dans le passe.

  1. Le
    compte des années depuis la création du monde dans le texte
    d'al-Khwarizmi.

Les
chercheurs du calendrier hébraïque ont remarqué l'existence de
trois comptes depuis la création du monde du temps des Géonim.
L'écart entre les différents comptes est d'une année. Par exemple
l'année 5748 après la création du monde selon notre compte est
l'année 5747 selon le compte qui apparait dans le talmud et dans la
littérature des géonim, et elle est 5746 selon le compte de "seder
olam"
51.
Jusque-là, nous ne connaissions Ps d'utilisation du compte de "Seder
Olam", mais dans le texte d'Al-Khwarizmi, il utilise ce compte
ci.

Il rappelle
l'année 1135 selon le compte
des
"Shtarot"
52
comme l'année 4582 après la création du monde. Dans notre compte
actuel, cette année équivaut à l'année 4584 après la création
du monde. Celui qui ne connait pas l'existence de plusieurs compte à
partir de la création du monde pourrait croire qu'il y a la une
erreur. Mais en fait, Al-Khwarizmi fait référence au compte selon
la méthode du "Seder olam", qui compte deux années de
moins que ce que nous comptons aujourd'hui.

  1. Le
    cycle des années embolismiques selon le texte d'Al-Khwarizmi.

Selon le
texte de Al-Khwarizmi, les années embolismiques dans un cycle de 19
années sont les années: 3, 5, 8,11, 14, 16, 19.

Cependant,
dans notre calendrier fixe, les années embolismiques sont les
années: 3, 6,8, 11, 14, 17 et 19.

En
apparence, il y a une contradiction dans le compte des années
embolismiques entre les deux calendriers, et il y en a qui
l'utiliseront pour prouver qu'au temps de Al-Khwarizmi le compte des
années embolismiques était différents de celui que nous avons
aujourd'hui. Cette pensée est sans fondement puisque même après la
fixation du calendrier, personne n'a cru à une telle possibilité.

Dans
l'article "Le compte des années et des embolisme au temps des
géonim " ( Sinaï 128 Tishrei-Nissan
תשס"א),
j'ai avance des preuves de différentes sources que le compte des
embolismes 3-5-8-11-14-16-19 que rappelle Al-Khwarizmi est en fait le
même compte que 3-6-8-11-14-17-19 que nous avons aujourd'hui.

Au temps
des Géonim les différents comptes étaient courants et donc les
compte des années et des embolisme étaient différents et le compte
3-5-7-11-14-16-19 était le compte des embolismes principal selon
lequel on adaptait les autres comptes.

L'article
"le compte des années et des embolismes au temps des géonim",
avec des compléments et des corrections est disponible dans le site
internet Daat dans la section "Chabat et fêtes".

  1. Les
    heures dans le compte des nouvelles lunes.

Les
heures dans les calculs des nouvelles lunes dans le calendrier
hébraïque peuvent être écrites de deux façons
:
53
selon l'heure dans une journée de 24 heures (qui commence avec le
coucher du soleil d'un jour normal- a 6.00 du soir selon l'heure
actuelle) ou selon les heures divisées en 12 heures de nuit et 12
heures de jours. Dans les règles des reports, il est courant
d'utiliser les heures de jours. Par exemple, le quatrième report est
"Deuxième jour (lundi)- 15eme heure- et 585 unités". La
15eme heure est la 15eme heure de la journée, qui commence la veille
au soir et elle est parallèle à la 3eme heure du jour, qui commence
le matin. (La fin de la troisième heure du jour est parallèle à la
9eme heure selon l'heure commune actuellement).

Dr
Langerman apporte une preuve du texte de Al-Khwarizmi qui a été
écrit en l'an 824 avant
J.-C.,
quand il était d'usage de compter les heures du jour et celles de la
nuit séparément et il veut prouver par cela que la 4eme heure que
rappelle le Rosh Hagola dans sa lettre (voir ci-dessus)

est
en fait la quatrième heure du jour et non celle de la journée
comme l'a cru Bornstein.

Il faut
préciser que ceci était su de Bornstein, car dans de nombreuses
sources que cite ce chercheur dans ses livres et dans ces articles,
nous trouvons ces deux méthodes. Et malgré cela, Bornstein a
tranché et décide que la quatrième heure de la lettre du Rosh
Hagola est la quatrième heure de la journée et non la quatrième
heure du jour, il en avait sans doute une bonne raison. Je suppose
que ceci était sa raison: S'il s'agit bien de la quatrième heure du
jour, qui est la 16eme heure de la journée, nous ne pourrons pas
expliquer pourquoi il a été décrété que cette année sera
manquante, car selon les règles du report, il aurait fallu qu'une
telle année soit complété.

Nous
répèterons qu'aujourd'hui nous n'avons toujours pas de source qui
éclaircisse les choses sur le compte des nouvelles lunes dans le
calendrier hébraïque à la veille de la fixation du calendrier,
quand al-Khwarizmi a écrit son texte et Rosh Hagola a écrit sa
fameuse lettre. Tout ce qui a été écrit ce propos n'est que
supposition. Même au sujet de la quatrième heure qui est rappelée
dans la lettre du Rosh Hagola, il peut y avoir plusieurs
explications. Mais la plupart des explications sont improbables car
elles n'expliquent pas pourquoi les sages de l’embolisme de la terre
d'Israël ont décrété que cette année serait manquante alors que
selon les calculs, elle aurait dû être pleine.

L'heure de
la nouvelle lune que rapporte le Rosh Hagola n'est pas précisé,
mais arrondie- chose qui peut témoigner qu'alors, les calculs exacts
concernant les nouvelles lunes comme nous les avons aujourd'hui
n'avaient pas encore été fixes. Les sages de l’embolisme de la
terre d'Israël ne nous ont pas révéler leurs calculs mais si nous
supposons que les règles des reports de cette période étaient les
mêmes que ceux du calendrier fixe, nous serons obligés de dire que
les comptes des nouvelles lunes en terre d'Israël a précède celui
des compte de la nouvelle lune dans le calendrier fixe au moins de
deux heures et quelques.

J'explique mes propos:

Selon le
compte des nouvelles lunes dans le calendrier fixe, la nouvelle lune
de Tishrei

4595

était 6-24-660. Et selon le calendrier des quatre portes (Première
porte- les années embolismiques) le signe de cette année était
6-Sh5.
Cependant, si on avance la nouvelle lune de deux heures et 170
unités, la nouvelle lune de Tishrei de la même année devient
6-20-490
,
le signe de l'année sera
6-H3,
comme l'ont fixé les sages de l’embolisme de la terre d'Israël.
Selon cela, on peut supposer que le point de départ des calculs des
nouvelles lunes étaient plus tôt au moins de deux heures et quelque
que le point de départ de notre calendrier fixe actuel. Et après
que Dr Beler ai révélé que la nouvelle lune de Tishrei de la
première année de l'homme était plus tôt (selon l'examen des
données qu'a apporté al-Khwarizmi) de 12 heures que l'heure de la
nouvelle lune courante aujourd'hui, nous pourrons accepter
l'explication de Bornstein à la lettre du Rosh Hagola comme plus
probable. Rosh Hagola parle bien de la quatrième heure de la journée
comme nous parlons de la nouvelle lune de nos jours.

  1. La
    nouvelle lune de Tishrei de la première année de l'Homme selon
    Al-Khwarizmi
    .

Tous ceux
qui connaissent la structure du calendrier hébraïque savent que
pour connaitre la nature d'une année, il faut d'abord trouver la
date de la nouvelle lune de Tishrei selon le compte du la nouvelle
lune moyenne, spécifique au calendrier hébraïque. D'après cette
nouvelle lune, on détermine le jour de la semaine ou sera Rosh
Hashana et selon la longueur de l'année on détermine si ce sera une
année manquante, normale ou pleine. Pour trouver la nouvelle lune de
Tishrei d'une année, il nous faut deux données:

  1. Le point
    de départ de calcul des nouvelles lunes.

  2. La
    longueur du mois moyen.

Dans le
calendrier fixe, la nouvelle lune de Tishrei à l'an 1 (dans le
compte que nous utilisons aujourd'hui et qui tombe un lundi, 5eme
heure et 204 unités) est le point de départ du compte des nouvelles
lunes. Et la longueur du mois moyen est 29 jours, 12 heures et 793
unités. Au temps des Géonim, quand le compte des années commençait
à la deuxième année du compte d'aujourd'hui, le point de départ
était la deuxième année, le sixième jour, à la quatorzième
heure. En fait, on peut trouver la nouvelle lune 6-14 en ajoutant le
reste de l'année simple 4-8-876

a
la nouvelle lune 2-5-204. Ou on peut trouver la nouvelle lune 2-5-204
en enlevant 4-8-876

de
la nouvelle lune 6-14. A l'aide de différentes techniques rapportées
dans tous les livres sur le calendrier hébraïque, on peut trouver
la date de la nouvelle lune de chaque mois selon 2 donnes: 2-5-204 et
29-12-793.

Al-Khwarizmi
présente dans son texte seulement la donnée 29-12-793, qui est la
longueur d'un mois moyen mais ne présente pas la nouvelle lune
2-5-204 qui est le point de départ du calcul des nouvelles lunes
dans le calendrier hébraïque.
54

Conclusion:

Le
calendrier hébraïque, qui est luni-solaire, a été fonde avant
même le don de la torah, et selon nos sages za"l
,
au temps du début de la civilisation et des premiers patriarches.
Rav Hillel et son tribunal ont décrété une Takana importante:
passer à un calendrier selon des calculs. Les calculs de l’embolisme
se sont développés et

sont devenus plus complexes jusqu'à l'année

840.
Avec la fixation du point de départ- le "point clé" du
compte des nouvelles lunes (2-5-204 ou 6-14) s'est terminé l'œuvre
de la fixation de règles, et le calendrier a été fixe pour toutes
les générations à venir. Il s'est encore passe deux générations
de pratique du système fixe du calendrier et la controverse de Rav
Saadia Gaon et Ben Meir pour que le calendrier sorte du contrôle
des sages de l’embolisme et devienne public. Du "secret de
l’embolisme"' le calendrier est devenu "la science de
l’embolisme"- une science que chacun peut étudier et à partir
de laquelle il peut déterminer les dates de toute année donnée.

Le texte de
Al-Khwarizmi, qui a été écrit en 4584 (824), est le texte le
plus ancien sur le calendrier hébraïque, mais il y manque la "clé"
c'est à dire le point de départ du compte des nouvelles lunes, sur
laquelle le calendrier fixe est base. Donc on ne peut pas prouver
d'après cette source historique qu'il y avait déjauni calendrier
fixe à son époque. En revanche, de la lettre du Roch Hagolah, qui a
été écrite en l'an 4597 (836)
et
de la controverse entre Rav Saadia gaon et Rabi Meir, qui a éclatée
en 4682 (922), on peut prouver que le calendrier fixe a été
complété et fixe entre ces deux dates là.

Du temps de
Rav Saadia Gaon et des lors, il n'y a eu aucun changement dans le
calendrier hébraïque. Les responsables de l’embolisme qui lui ont
succédé ont approfondi la science de l’embolisme, ont découvert
des techniques différentes pour trouver la nouvelle lune, ont
découvert le calendrier des "61 têtes" qui permet de
déterminer la nature des 19 années d'un cycle selon la date de la
nouvelle lune de Tishrei du début du cycle et les mathématiciens
ont trouvé des formules différentes pour faciliter les compte de
l’embolisme, mais les règles du calendrier sont restés les mêmes
et n'ont vu aucun changement.

Pour
conclure, nous rappellerons le problème du calendrier fixe- qui
attend toujours une solution. A cause du fait que la longueur d'une
année moyenne dans le calendrier hébraïque est plus longue de 6,5
minutes environ qu'une année solaire précisé, la fête de pessah
s'éloigne progressivement du mois du printemps à une vitesse de 1
jour tous les 220 ans environ. Ceci s'exprime de nos jours lors de la
huitième année du cycle, de nos jours, la fête e pessah commence
la huitième année du cycle le 25 avril (c’est-à-dire 5 jours
après la fin du printemps) et en l'an 2214, c'est à dire à la fin
du 6eme millénaire après la création du monde, pessah sera le 26
avril, et en l'an 2309 le 27 etc…

Il y a de
différentes propositions de solutions, comme le changement de
l'ordre des années embolismiques dans le cycle mais il est clair que
tant que le peuple d'Israël n'a pas d'autorité Toranique unique et
acceptée par tous les factions du peuple nous ne pourrons procéder
à aucun changement dans le calendrier. De nos jours et pendant les
centaines d'années à venir, nous pourrons continuer e pratiquer
l’embolisme des années selon les règles du calendrier fixe, car
l'éloignement du printemps n'est pas si significatif. Mais nous nous
devons d'être conscients du problème.


1 Guemara
Gitin, Chapitre 4.

2
En hébreu, le mot mois= Hodesh ressemble à
h'adash= nouveau (note du traducteur).

3
Za"l= zichronam
liberahah, paix a
leurs âmes (note du
traducteur)

4
Décision Halachique
prise
par ses principaux rabbins pour l'ensemble du peuple juif. (Note du
traducteur)

5Voir
le livre "Shearim laluah ivri" ("les clés du
calendrier hébraïque"), éditions de l'auteur, Netanya, 1983,
p.21-25.

6 "Sefer
hamoadim"- le livre des fêtes, est un texte de Rabi Saadia
Gaon sur le calendrier hébraïque. Seul des extraits ont été
découverts dans la Genizah et ils ont été publiés dans "Seadina"
et dans le livre de H.Y Bornstein "la controverse de Rav Saadia
Gaon et Ben Meir", Varsovie, 1904.

7
"L’embolisme
des années" de Rav Meuda Ben Shlomo Aldali. L'original et la
traduction sont cites dans l'article de Yossef Tubi "La
controverse sur le Mahzor Ramaz du Yémen" qui a été édité
dans "les recherches


des communautés et de la genizah",

éditions
de l'université de Jerusalem, 1980.

8 Surtout
dans son livre "la controverse de Rav Saadia Gaon et Ben Meir"
et son article "Sur les dernières années de l’embolisme qui a
été publié dans "hatkufa"' vol. 14-15, page 321 et page
228.

9
"L'histoire
des calculs de l’embolisme" ' éditions "darom",
Jérusalem, 1930. Ceux qui s'intéressent à ce livre doivent faire
la différence entre les propos bases sur les preuves et les sources
et ceux qui sont des suppositions.

A.A
Akiva, "Sur les jours de l’embolisme en Israël", rapporte
dans "Un calendrier pour 6000 ans" éditions Mossad Harav
Kook, A.A Frankle dans l'entrée "calendrier" dans
l'encyclopédie hébraïque, volume 21.

10 Voir
la suite, le paragraphe détaillé sur l'article de Dr. Langerman
"Quand le calendrier hébraïque a-t-il été fonde?" Cet
article est paru dans "assufot"- livre annuel des sciences
juives, Jérusalem, 1986.

11 Par
exemple – "Le livre de Hénoch" ou dans les manuscrits
de la mer morte dans lesquelles les années solaires sont décrites
comme de 364 jours.

12 Voir
H.Y Bornstein, "Embolisme et cycles", "hatkufa",
volume 20 page 303 (existant aussi sur le site internet Daat)

13 Pirkei
de Rabbi Eliezer, chapitre 8.

14 Editions
de l'auteur, Jérusalem 1972, avec le soutien du bureau de la
recherche de l'université de Bar Ilan.

15 Guemara
Rosh Hashana, 10, p2. "A Rosh Hashana Sarah est tombée
enceinte ….A Pessah Isaac est né. Ou dans "Seder Olam"-
L'alliance entre les morceaux est tombée à Pessah.

16 Sefer
Hahinuch – le livre de l'éducation, commandement 4.

17 Voir
le "sefer Shearim" (livre des portes) à la page 21 sur la
méthode de Rav Saadia Gaon est ses opposants.

18 Ensemble
de citations du Talmud et des midrashs ranges selon les sujets se
trouve dans le livre "Shearim" (les portes).

19
"Depuis
que les Koutim ont abime" (Guemara Rosh Hashana, 20, p.2) [Les

Koutim sont les samaritains qui allumaient des flambeaux même quand
le tribunal n'avait pas décrété le début du mois. Des lors, ils
arrêtèrent d'annoncer le début du mois par des flambeaux. –
note du traducteur]

20 Guemara
Sanhedrin, 11, p.2.

21 Selon
Rabi Jacob Bar Rabi Shimshon, selon son livre des embolismes, le
surnom "Bnei Yssaschar" a été donne au sages de
l’embolisme a l'époque ou le calendrier a été fixe.

22 Les
propos rapportés dans l'introduction qu'a écrite A.A Akiva au
livre de T.H. Yaffe, "L'histoire des calculs de l’embolisme"

23 Sur
le la lettre du Rosh Hagola, voir plus loin dans l'article.

24 Voir
la note 4.

25 Une
tentative exceptionnelle de reconstituer les calculs de l’embolisme
a cette période a été faite par le professeur T. Yaffe dans son
livre "le livre des compte de l’embolisme" voir la note 6.

26 Shemot
Raba (exode Raba), Parasha 15, 20.

27 Voir
"La critique des calculs de l’embolisme", chapitre 12.

28
Selon
la lettre de Ben Meir qui a été citée dans le livre "La
controverse de Rav Saadia Gaon et Ben Meir " de Bornstein.

29 La
lettre du Rosh Hagola se trouve dans le livre "Shearim…",
p.27 avec la traduction en Hébreu du professeur E.T. Melamed. Dans
ce livre se trouve aussi les autres endroits ou a été recopiée la
lettre

30
http://www.shoresh.org.il/spages/articles/hl003.htm
.
En hébreu, les lettres représentées
des lettres, mais aussi des chiffres. Les signes des années sont
des moyens mnémotechniques pour souvenir des dates des années. Par
exemple:
זח"ג =
3 –H-6, c'est à dire une année ou Rosh Hashana tombe le sixième
jour (vendredi), l'année est Hassera (manquante) et le premier jour
de Pessah est un troisième jour (mardi). Il existe 14 combinaisons
possibles. (Note du traducteur).

31Dans
la source, le texte est coupe et les chercheurs l'on complété de
différentes façons.
Selon
le professeur Kassuto (Dans le livre Rabbi Saadia Gaon, p.355), le
Rosh Hagola voulait parle des quatre
heures
de la journée et, et cela corresponds aux calculs arrondis des
nouvelles lunes. Yaffe complète les
"Yadot"
et non par "Shaot" (heures) et selon cela, l'intention est
de la première heure de la journée (voir les histoires des calculs
de l’embolisme", chapitre 15). Selon Bornstein, il voulait
parler des 4 heures de la journée et selon cela, la nouvelle lune a
été avance et le compte des nouvelles lunes est avance de 12
heures environ et donc les dates des années sont différentes des
nôtres (Voir Les temps de l’embolisme, p.347)

32 Le
calendrier des quatre portes nous permet de connaitre les dates de
toute une année seulement selon la date de la nouvelle lune de
Tishrei. Selon la méthode classique, on trouve la nature de l'année
(manquante, normale ou complète) selon l'heure et les règles des
quatre reports. C’est-à-dire que d'après l'heure de la nouvelle
lune et les règles de report on trouve le jour de la semaine ou
tombera Rosh Hashana et celui ou tombera le prochain Rosh Hashana et
selon le temps qu'il y aura entre les deux Rosh Hachana, ont
déterminé si l'année sera manquante, normale ou complète. Les
sages de l’embolisme de Babylone ont réussi à invente un
calendrier qui permet de déterminer les dates de l'année seulement
à partir de l'heure de la nouvelle lune, Pour cela, ils ont trie
les 19 ans du cycles en 4 groupes (4 portes) : le premier- les
années embolismiques (les années 3,6,8,11,14,17,19), le second-
les années précèdent les années embolismiques (les années
2,5,10.13.16), le troisième- entre les années embolismiques (les
années 6 et 18 du cycle) et le quatrième- les années suivants les
années embolismiques (1,4,9,12,15). A chaque groupe des limites ont
été déterminées selon la nature des années. Par exemple: Pour
les années du premier groupe (les années embolismique), il a été
décidé que si la nouvelle lune tombe entre Chabat-18eme heure et
le premier jour (Dimanche)- 20 eme heure et 490 unités, l'année
sera une année ou Rosh Hashana tombera un lundi, l'année sera
manquante et Pessah sera un Jeudi). Si la nouvelle lune tombe entre
Dimanche-20eme heure-491 unités et la moitié de la journée du
deuxième jour (lundi), l'année sera
בש"ז.
Il faut faire attention que dans le second le troisième et le
quatrième groupe, il a beaucoup de limites communes et qu'il y a en
tout seulement 16 limites différentes pour les 14 sortes d'années
possibles.

Maimonide
ne cite pas de calendrier dans les lois de la sanctification du
mois, mais les limites apparaissent dans Orah' Haim, lois de Rosh
Hodesh (le nouveau mois) et aussi dans le livre de l’embolisme de
Rav Avraham Bar Haye. Le calendrier cite ci-dessus se trouve sous
forme de tableau dans le livre "le calendrier hébraïque",
p.12 et dans "Shearim", p.46.

33 La
règle de Ben Meir était : Si la nouvelle lune tombe dans un jour
ou peut être fêté Rosh Hashana jusque à la 18eme heure et
641
unités,
on décide que Rosh Hashana sera ce jour-là. Et si cela tombe après
18heure et
642

unités, Rosh Hashana sera repousse.

34
La lettre a été recopiée en entier dans le livre de H.Y Bornstein
"La controverse se Rabbi Saadia Gaon et Ben Meir", p.73.

35 Selon
la lettre ci-dessus il n'y a pas de doutes que cette rencontre (que
l'on peut aussi appeler rassemblement) s'est réellement déroulée
car on en parle

explicitement
"plusieurs sages de Babylone sont montes en terre d'Israël ont
étudié le sujet en profondeur avec les sages locaux". T.H.
Yaffe déduit de cela l'existence d'un comité de l’embolisme ou
siègent ensemble des sages de Babylone et d'autres de la terre
d'Israël mais H.Y Bornstein, qui est plus prudent dans sa
formulation et ses conclusions parle de "réunion entre les
sages de Babylone et ceux de la terre d'Israël." (Le temps de
l’embolisme, p.349). Tout de même, cette prudence n'a pas suffi et
le Dr Langerman a violemment critique son article (voir note 8): "Il
y en a qui remarquerait avec raison que nous n'avons aucune allusion
ou rappel, pas même une seule source historique, sur les commîtes
ou les réunions qui, selon Bornstein, auraient eu la responsabilité
de fixer les dates du calendrier. Les propos de Bornstein sur les
comites ou les réunions correspondent à la façon dont il était
courant de traiter les problèmes à son époque et dans sa région
et donc il a paru naturel ce chercheur qu'il est été ainsi fait
il y a mille en en terre d'Israël il y a 1000 ans" –
discours du Dr Langerman

Mais
comment s'occupaient-ils des problèmes qui se posaient? Y-avait-il
un autre moyen que celui de se rencontrer, discuter et trouver un
terrain d'entente? T.H.Yaffe appelle cela un comité, Bornstein
l'appel une réunion et moi j'appelle cela une rencontre. Peut-être
que ce terme satisfera Dr. Langerman.

36 Ces
chiffres sont des nombres de jour. 3-4-5 est le reste des 54
semaines dans une année simple. 3 jours dans une année manquante,
4 dans une année normale et 5 dans une année complète. 5-6-7
sont des nombres de jours, le reste des 54 semaines dans une année
embolismique: 5 jours dans une année manquante, 6 dans une année
normale et 7 dans une année complète (c’est-à-dire exactement
55 semaines) et selon cela, la longueur de l'année est limitée à
6 possibilités seulement. Et s'ils ont vu que cette année pourrait
être plus longue que 355 jours dans une année simple ou plus
courte que 383 jours dans une année embolismique, alors ils ont
raccourci ou allonge l'année suivante pour empêcher la possibilité
qu'une année dépasse ces limites. Les sages de Babylone ont
empêché ce dépassement en créant deux sortes de regles de
reports expliquees par la suite.

37 L'explication
des signes
חד"וכ"הזשו"ח est
:

חד"ו (Hasser-4-6)
: Lors d'une année "Hassera", manquante, le nombre de
jour entre le jour de la semaine ou tombe Rosh Hashana et le jour de
la semaine ou tombera le prochain Rosh Hashana sera: 4 dans une
année simple et 6 dans une année embolismique.

כה"ז:
(Kassidra-5-7) Dans une année "kassidra", normale, le
nombre de jour entre le jour de la semaine ou tombe Rosh Hachana
cette année et le jour de la semaine ou tombe Rosh Hashana l'année
suivante sera de 5 dans une année simple, 7 dans une année
embolismique.

שו"ח (Shlema-6-8)
: dans une année "Shlema"' complète, le nombre de jour…
sera de 6 dans une année simple et de 8 dans une année
embolismique. Chest en fait le meme Principe que

גד"ה הו
"ד qui
a été expliqué à la précédente note sauf que l'on compte aussi
le prochain Rosh Hashana.

38 Ceci
explique pourquoi la controverse a été oubliée et été
découverte par hasard lors de l'analyse des lettres de la genizah
du Caire.

39 Sh
vile Haleket, 28

40 Même
après la publication des règles de l’embolisme, les sages de la
terre d'Israël avaient l'habitude de se réunir pour sanctifier
l'année comme il est décrit dans la Meguilah d'Eviatar. En fait il
ne s'agit d'une réunion pour prendre une décision mais pour donner
un poids de sainteté aux résultats des calculs comme la parole de
Dieu sortant de la terre d'Israël. Apparemment, cette cérémonie a
continue d'exister au temps de Maimonide car il écrit dans les lois
des sanctification du mois (chapitre 5): Le fait qu'aujourd'hui
chacun fait ses calculs dans sa ville et dit: Rosh Hodesh , le début
du mois, sera tel jour et les fêtes seront tel jour – on ne peut
se fier à ces compte et on ne s'en sert pas pour déterminer les
années, car on ne détermine pas de dates en dehors de la terre
d'Israël et nous ne nous fions qu'aux comptes des sages de la terre
d'Israël et aux dates qu'ils ont fixes. Et le fait que nous faisons
des calculs dans l'exil est seulement pour savoir quelle date ont
fixes les sages de la terre d'Israël".

41
La tradition אמר"תבמר"ת:
. אמר"ת=תרמ"א=641.
במר"ת=תרמ"ב=
642. Ben Meir pretend que la tradition qu'il a
recu de ses peres est que si la nouvelle lune de tishrei tombe un
lundi-mardi- jeudi=-samedi (les jours ou peut etre Rosh Hashana),
apres 18 heures et 641 unites . Rosh hashana sera ce jour la , et si
apres 18 heures et 642 unites , il sera repousse au lendemain.

42 Un
exemple d'une preuve de cette sorte: Le Rav Cacher dans "Torah
Shlemah", volume 13, p.174 cite d'autres "sources
historiques" de l'ancienneté de l’embolisme: dans le Midrash
Eicah
)
lamentations)
Rabati il est rappelé que le jour de la semaine ou tombe Pessah
sera le même jour de la semaine ou tombera le 9 av, et de là nous
voyons que nos calculs sont anciens.

.

43
Une
explication accompagne des schémas des reports 3 et 4 est donnée
dans le livre "shearim", p.36
??

44 La
nouvelle lune moyenne est temps qui passe entre une nouvelle lune et
la suivante en moyenne et cela contrairement à la véritable
nouvelle lune qui n'apparait pas réellement selon un cycle précis
mais des fois quelques heures avant et des fois quelques heures
après la nouvelle lune moyenne.

45 38*
Dans le calendrier hébraïque, les unités de temps sont divisées
en 76 moments (76 est le nombre de période qu'il y a dans un cycle
de 19 ans). Dans d'autres textes du moyen Age, comme ceux
d'Al-Khwarizmi et Albironi la fraction de l'heure 37914101 apparait
comme une valeur parallèle la fraction d'heure 997 unités et 48
moments qui apparaissent dans le calendrier hébraïque.

46 L'article
de Dr. Langerman a été publié dans "assufot", voir la
note 8. Tout l'article est une réponse à la question qui apparait
dans son titre: "quand le calendrier hébraïque a-t-il été
fonde". De même, il ne cite même pas une fois dans son
article Rabbi Hillel le fondateur du calendrier et n'essaye pas
d'expliquer comment on peut apprendre de l'article d'Al-Khwarizmi
l'ancienneté du calendrier hébraïque.

47 Dr.
A, Beller de l'Université de Bar Ilan montre qu'il a calculé et
trouver que la nouvelle lune de Tishrei dans la première année de
l'homme, selon les donnes que donne Al-Khwarizmi a commencé au
début de la veille du sixième jour (vendredi) (au lieu du matin du
sixième jour selon notre calendrier actuel) et selon cela, cette
nouvelle lune a précède celle de notre calendrier d'une
demi-journée. Cette découverte est exceptionnelle puisqu'elle
confirme la théorie de Bornstein sur l'heure de la nouvelle lune
dans la lettre de Rosh Hagola (note 28). Cependant, je suis oblige
de préciser que Dr. A. Beller est un fervent opposant de la théorie
qui recule la fixation du calendrier au 9eme siècle et sa
découverte contredit sa vision des choses.

48 40*
Guemara Ketubot 112 p.1, voir Rashi là-bas.

49 Comparer
par exemple avec la façon dont les dates ont été présentes dans
le calendrier des quatre portes, r Avraham Bar Haye dans le "Sefer
Ha-ibur" (livre de l’embolisme) et Rav Yaacov Ben Acher dans la
colonne Orah Haim, halacha 208.

50 Al-Khwarizmi
a vécu à Bagdad dans l'académie du Khalife Al Maamun et il est
l'un des grands hommes de science musulmans du moyen âge. La notion
"algorithme" est rentre dans la langue mathématique au
nom de ce mathématicien, ainsi que la notion "algèbre"
qui a été prise de son livre "Hasab alg'br ve-almkabla"
– calcul des compléments et des parallèles, c’est-à-dire
équations.

51 Voir
dans le livre "Shearim…" (Voir la deuxième note) sur la
façon de créer un compte des années depuis la création du monde
selon le livre "Seder Olam". Celui qui observe le livre
d'Al-Khwarizmi découvrira qu'il a pris ses connaissances sur
l'histoire de notre peuple comme c'est écrit dans "Seder
Olam".

52 Le
"minian hashtarot" (compte grec) a été appelle par les
arabes le compte "de celui qui a des cornes". C'était le
surnom qu'avaient donné les arabes à Alexandre le grand. Ils ont
par erreur approprie ce compte à Alexandre le grand et par leur
influence on trouve chez nous aussi le nom de "compte
d'alexendrus"

53 Comme
dans nos montres d'aujourd'hui, sauf que la journée y commence à
minuit et les heures de la journée d'après 12 : après-midi.

54 Al-Khwarizmi
cite dans son texte des données sur la moitié du soleil et la
moitié de la lune en Tishrei de différentes dates du calendrier
hébraïque. Ces donnes ne permettent pas de calculer l'heure de la
nouvelle lune de ces mêmes dates, mais s'il avait écrit les
limites du mois de Tishrei à cette même période, on aurait pu
déterminer l'heure de la nouvelle lune.

Mon
ami Rav Yaacov Levinger a essayé de calculer quel était l'heure de
la nouvelle lune de Tishrei a la première année de l'homme et
selon le compte grec d'après les données d'Al-Khwarizmi sur la
moitié de la lune et la moitié du soleil et selon Rav ada. Et ce
sont les résultats de ses calculs: selon le compte de l'homme, la
nouvelle lune a eu lieu Shabbat. Mais comme Al-Khwarizmi préciser
que le premier jour après la nouvelle lune était un vendredi,
Levinger modifie les donnes de Al-Khwarizmi et les réduit d'un
degré et le résultat est que la nouvelle lune de Tishrei pour le
premier homme était
ויגרעא (contrairement
a
ויד dans
le calendrier fixe, c'est à dire une différence de 809 unités)

Quant
à Tishrei de la première année selon le compte grec (c'est
l'année
ג,
ת"נ
du
compte de la création du monde), il y une différence de 9 heures
entre les calculs selon Al-Khwarizmi et les compte du calendrier
fixe. Il faut préciser qu'une différence d'une seule unité peut
déjà changer la fixation des dates du calendrier.

Cependant
Dr A. Beller de l'université de Bar Ilan a calculé selon les
données que donne Al-Khwarizmi dans son texte et a trouvé que la
nouvelle lune de Tishrei selon la création du monde était que
début du sixième jour et non à la quatorzième heure du sixième
jour (8.00 du matin) comme il a été convenu dans le compte de la
nouvelle lune actuelle. Selon cela, il y a une différence d'une
demi-journée entre notre compte des nouvelle lunes et celui qui
résulte des compte que rapporte Al-Khwarizmi.

Les
découvertes de Dr Beller sont exceptionnelles car elles confirment
la théorie de Bornstein selon laquelle la nouvelle lune de la
lettre du Rosh Hagolah précède la nôtre de 12 heures. nous devons
nous rappeler que le Rosh Hagola a écrit sa lettre à une date
proche de celle de Al-Khwarizmi.

Nous
rappellerons une nouvelle fois que le compte des périodes de Rav
ada n'est pas rapporté dans le texte d'al-Khwarizmi. La conclusion
qu'on peut tirer de tout cela est qu'il n'y a aucune façon de
prouver par la lettre d'al-Khwarizmi l'ancienneté du calendrier
fixe. Je me permets une dernière supposition : on ne doit pas
exclure l'idée que les limites du calendrier des quatre portes ont
été insérées par al-Khwarizmi lui-même à la fin de sa vie. Il
a écrit ce texte en 824, Rosh Hagolah parle dans a lettre de
l'année 836 et il est mort après l'année 845. Il semble que les
sages de Babylone ont découvert le calendrier des quatre portes
entre 836 et 845 et Al-Khwarizmi apprit cette découverte
intéressante a décidé de la rentrer dans son texte sur le
calendrier hébraïque qui a été écrit vingt ans plus tôt.

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